Le Bassin du Congo au cœur du congrès mondial de la conservation - Plein succès - Session de Haut Niveau des Leaders du Bassin du Congo

 

 

Bien vouloir télécharger l’allocation:application/pdf Allocution Président COMIFAC _Session Leaders BC_WCC2016_.pdf (324.3 Ko)

 

 

Honolulu (Aloha) - 2 septembre 2016 : s’est tenue dans la salle 312 du Hawaii Convention Center, une session de haut niveau des leaders du Bassin du Congo. Elle a été modérée par la Facilitation du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC) représentée par Monsieur Humberto Delgado Rosa, Directeur du Capital Naturel à la Commission Européenne.  

 

 

La session organisée par le Secrétariat Exécutif de la COMIFAC et l’UICN avait pour thème central : les « Avancées et défis dans la conservation de la biodiversité et la gestion durable des écosystèmes forestiers en Afrique centrale », et pour objectif de partager avec la communauté internationale de la conservation, les priorités, défis et opportunités de la conservation et la gestion durable des ressources naturelles en Afrique Centrale, en vue de mobiliser les financements nouveaux pour la conservation dans le bassin du Congo. 

 

 

Y ont pris part une cinquantaine de participants du Congrès mondial de la conservation, représentants les leaders politiques en charge des forêts et de l’environnement du Bassin du Congo, des organismes bilatéraux et multilatéraux et d'autres acteurs influents en matière de conservation. Tous ont pu interagir directement et discuter des principales décisions sur les voies futures du développement et de la gestion durable des ressources naturelles dans la sous-région, autour de deux segments constitués de deux panels et une série questions/Réponses.

 

 

Les deux panels

 

Le premier panel était introductif avec deux notes préliminaires de Mr Maginis Stewart, Chargé du Programme Global de l’UICN, Représentant du Directeur Général de l’UICN  et de Mr Martin Tadoum, Secrétaire Exécutif adjoint de la COMIFAC représentant Son Excellence S.E. Emmanuel NIYONKURU, Ministre de l’Eau, de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme du Burundi et Président en exercice de la COMIFAC.

 

 

Le Second panel, celui des représentants des groupes d’acteurs de la conservation en Afrique centrale était formé de 5 présentateurs à savoir  dans l’ordre de passage : (1) -  Pasteur Docteur Cosma Wilungula -  Administrateur Directeur Général de l'institut Congolais pour la Conservation de la Nature (2) Marc Languy, Directeur WWF Afrique Centrale (3) Omer Ntougou, Secrétaire Exécutif du RAPAC (4) Pr Roger NGOUFO, Directeur du CEW et Président des OSC de l’UICN PACO (5) Christophe Ducastel, chargé du portefeuille forêt et biodiversité de l’AFD.

 

 

A l’issu des présentations et des échanges nourris, les conclusions et messages forts suivants peuvent être retenus de la session :

  • Le potentiel des écosystèmes forestiers du Bassin du Congo est énorme. C’est la zone forestière tropicale subissant encore moins de pression et la différence est significative avec les autres bassins forestiers du monde.
  • Le Bassin du Congo dispose d’un processus règlementaire plus ou moins homogène.
  • La situation du marché du bois tropical est préoccupante et son revers pourrait induire une modification dans le comportement des acteurs du secteur forestier
  • La nécessité de mieux capitaliser la conservation comme tremplin, outil d’intégration sous régional « Le secteur de l’environnement/conservation est en train de construire l’intégration de la sous région en Afrique centrale », l’amobilité de la faune sauvage étant un excellent exemple.
  • Les ONGs du Bassin du Congo sont aujourd’hui plus spécialisées et souhaiteraient obtenir plus de confiance des États et des partenaires. Un appel est lancé en faveur d’un guichet unique financier des ONG
  • Il est temps de prendre acte qu’une partie de la forêt du Bassin du Congo sera « perdue » pour les besoins de développement, ceci afin d’aller vers une approche intégrée, intersectorielle d’aménagement du territoire qui prendrait en compte les nécessités de développement et de conservation via de passerelles, des connectivités entre les aires protégées, les espace aménagées pour des productions, des infrastructures, mines… Il y a un besoin saillant de travailler à la réconciliation des visions : conservation et développement pour booster une meilleure optimisation de l’utilisation du territoire. Il faut « quitter » la vision de la protection du Bassin du Congo « contre » le développement et aller vers une protection qui crée des opportunités de développement. Les pressions demeurent et il y a lieu de saisir ces pressions pour en faire des opportunités. La Conservation et le développement sont étroits et non opposés.
  • Une emphase sur le développement communautaire via plus d’inclusion dans la gestion (co-gestion) et mise en œuvre des mécanismes de financement durable et autonome est nécessaire afin que les communautés locales et autochtones ne deviennent dans le futur les ennemis de la conservation.
  • La transparence dans le secteur de la conservation et de gestion forestière doit constituer le maître mot dans les prochaines années afin de soutenir et faciliter la confiance entre les parties prenantes. Construire un dispositif permanent inclusif de dialogues entre les États, le secteur privé et les autres acteurs.
  • La Généralisation à grande échelle des aménagements forestiers permettra d’assurer la pérennité des espaces forestiers du Bassin du Congo.

 

 

Autre publication sur la session:

 

Dialogue des leaders de l’Afrique Centrale au congrès mondial de la nature de l’UICN : avancées et défis de la conservation de la biodiversité et de la gestion durable des forêts du Bassin du Congo

 

 

Pour d’amples informations, bien vouloir télécharger le document ci-dessous:

 

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