CEEAC-COMIFAC: les ministres donnent un signal fort à Kinshasa

Kinshasa, 15 septembre 2009 - Les ministres en charge des forêts, de l'environnement et du plan de la CEEAC et de l'espace COMIFAC harmonisent leurs points de vue sur les questions relatives à la REED (plus) et  aux modes de financement sécurisé de la COMIFAC et des institutions partenaires. Ils adoptent  le plan de travail annuel (PTA) ainsi que le budget 2010 de la COMIFAC.  


Du 14 au 15 septembre 2009 s'est tenue la conférence extraordinaire des ministres de la CEEAC-COMIFAC à Kinshasa (RDC). Cette session a été précédée du 09 au 12 septembre 2009 par la Commission consultative des experts. Les travaux ont été ouverts par son Excellence le professeur Emile Bongeli Yeikelo Ya Ato, Vice-Premier Ministre, chargé de la reconstruction de la RDC. Ont pris part aux travaux les pays suivant: Cameroun,  Congo, Gabon, République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo (RDC), de Sao Tomé et Principe et du Tchad. Les représentants de quelques institutions sous-régionales et organisations internationales étaient également présents à savoir: CEEAC, COMIFAC, RAPAC, CEFDHAC, ADIE, OAB, OCFSA,  REPAR, Banque mondiale, Union européenne, BAD, CIFOR, UICN, GTZ, CARPE/USAID, UNESCO.

Le Secrétaire général de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC), M. Louis SYLVAIN-GOMA, a remercié dans son allocution les hautes autorités Congolaises pour les dispositions prises en vue du bon déroulement des travaux. Il a souligné l'intérêt pour l'Afrique Centrale de donner son point de vue sur les changements climatiques. Dans la même lancée, son Excellence Emmanuel BIZOT, Président en exercice de la Commission des forêts d'Afrique Centrale (COMIFAC), a rappelé et reprécisé l'objectif principal visé par cette session - harmonisé les points de vue sur les questions de Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation (REDD plus) avant de relever l'importance de plancher  aussi sur la question du mode de financement de la COMIFAC et des institutions partenaires.


A l'issue de travaux intenses, neuf résolutions ont été prises et structurées autour de deux points:


(1) Les négociations internationales sur les changements climatiques. En vue d'éviter d'arriver en rang dispersé à Copenhague, l'accord lance un signal fort par la note explicative sur la position commune des pays de la CEEAC-COMIFAC dans les négociations sur le nouveau régime climat. Cette position repose sur les 5 piliers du plan d'action de Bali, à savoir: l'adaptation, l'atténuation, les transferts de technologies, les financements et le renforcement des capacités. La session a entre autre réaffirmé à travers la déclaration de Kinshasa, la position commune des ministres CEEAC-COMIFAC, « la prise en compte de la séquestration du carbone dans les sols comme une composante à traiter spécifiquement dans le cadre du développement d'une agriculture durable en Afrique ». Cet accord consolide la liaison COMIFAC / CEEAC, passant  ainsi de « pays du bassin du Congo » à « pays de la COMIFAC / CEEAC ». En outre, les ministres appellent à une « incorporation du mécanisme REDD plus dans l'accord à négocier à Copenhague», ce qui est différent de la position des experts souhaitant des règles précises / ambitieuses sur la  REDD plus au-delà des blocages pouvant subsister dans les autres volets de la négociation. En ce qui concerne la structuration du groupe de travail climat, une lettre de mission a été adoptée. Ils souhaitent le recrutement par le SE-COMIFAC d'un expert climat responsable de l'URC (Unité régionale climat) au sein du Secrétariat exécutif COMIFAC pour le suivi des activités du groupe de travail entre autre.


(2) La sécurisation des activités de la COMIFAC. Les ministres ont réitéré la mise en place du mécanisme de financement  autonome de la COMIFAC débuté en 2000 et fondé sur  le principe d'une augmentation du taux de prélèvement du mécanisme CCI de 0,4 à 0,5%. Ceci signifie que 0,1% des taxes à l'importation provenant des pays tiers sera donc rétrocédé automatiquement à la COMIFAC pour assurer son fonctionnement et lui permettre d'accomplir pleinement ses missions. Cette résolution a été approuvée officiellement par le Conseil des Ministres COMIFAC depuis 2007 et est maintenant appliqué (depuis 2008) par un Etat membre (RCA). Par ailleurs, les ministres se sont accordés sur le plan de travail annuel (PTA) 2010 ainsi que  le budget de la COMIFAC. Ils ont réitéré d'une part leur invitation aux pays membres à honorer leurs engagements dans l'apurement des arriérés de cotisations: Seuls 42% des contributions affectées ayant effectivement été collectées et d'autre part le paiement  de leurs cotisations égalitaires, dont le montant s'élèverait á 50.000 € par membre et par an, de l'exercice en cours pour contribuer á assurer l'autonomie et la crédibilité politiques et financiéres necessaires á la COMIFAC,  longtemps voulu par le partenariat pour les forêts du Bassin du COngo.


Ces résultats évidement encourageants nous inclinent du reste à espérer qu'elles seront bien accueillies lors du sommet des Chefs d'Etats en octobre prochain.


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Le communiqué officiel

La note explicative sur la position commune des pays de la CEEAC-COMIFAC

La déclaration de Kinshasa sur la position commune des Ministres CEEAC-COMIFAC

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la revue de presse:

http://www.lepharerdc.com/www/index_view.php?storyID=10367&rubriqueID=10

http://www.senego.com/rd_congo/les-ministres-de-la-ceeac-et-de-la-comifac-harmonisent-les-vues-sur-le-processus-reed/

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