La Cellule de Lutte Contre la Corruption au Cameroun à pied d’œuvre - Baisse d’indice de perception de la corruption dans le secteur forestier au Cameroun

 

Pendant plusieurs décennies au Cameroun, la corruption avait installé son lit sur la canopée des forêts du Cameroun, favorisant l’illégalité dans le secteur entrainant des conséquences graves sur l’environnement, les populations riveraines et les recettes budgétaires de l’Etat.

 

L’expansion de ce fléau a contribué énormément à hisser le Cameroun parmi les pays les plus corrompus du Monde. Ce qui en 2012, a fait prendre conscience au Ministère en charge des forêts et de la faune et qui a développé sa stratégie sectorielle de lutte contre la corruption et des dispositions pratiques ont été prises pour délogé la corruption des cimes des forêts camerounaises, à savoir :

 

♦ Le renouvellement  des membres de la Cellule de Lutte Contre la Corruption, avec à sa tête une personnalité de la Société civile en la personne de M. Makon Samuel,

♦ L’affectation des locaux avec un personnel d’appui affecté;

♦ L’allocation d’un budget de fonctionnement  à la Cellule pour l’exécution de certaines missions d’investigations ;

 

Malgré le faible moyen mis à la disposition de la CLCC, des résultats encourageants ont été enregistrés. Ces résultats sont les fruits d’une action concerté de la collaboration entre le MINFOF et les populations, les organisations communautaires et de la société civile, les medias, les forces de maintien de l’ordre et les partenaires au développement. Il s’agit de :

 

♦ L’étude sur l’état des lieux des pratiques de la corruption dans le secteur des Forêts et de la Faune ;

♦ l’élaboration du guide de l’Agent « Propre » du MINFOF qui vise à améliorer la performance des agents du MINFOF en agissant sur ses valeurs telles que l’intégrité;

♦ la dispensation dans les régions de l’Est, de l’Ouest et du Sud-Ouest, en partenariat avec la Société Civile, plusieurs formations visant à mettre en place des ilots d’intégrité au sein des Services déconcentrés du MINFOF ;

♦ l’extension  à huit Régions du Cameroun de la méthode  des Initiatives à Résultats Rapides (IRR) déjà testée sur la route Belabo-Ngaoundéré  et développée dans le Document de Marius Talla et de Romain Calaque. Cette approche intègre d’autres outils de lutte contre la corruption tels que le Guide de l’Agent Probe, le Guide du Contrôleur Forestier et le Développement des Pactes d’Intégrité pour les acteurs de ce secteur ;

♦ et des dénonciations des cas de corruption impliquant des agents du MINFOF et qui a  abouti à la prise des sanctions à l’encontre de ces acteurs indélicats.

 

Ces résultats font qu’à ce jour, on note une baisse sensible du taux de perception par les usagers de l'indice de corruption dans le secteur forestier au Cameroun. Cependant d’après le CLCC, les résultats mentionnés ci-dessus, pourraient avoir un impact plus large si dans les jours avenir, une emphase est mise sur les éléments suivants:

 

la prévention au-delà des campagnes civiques ponctuelles et ciblées: elle consistera à  montrer aux jeunes générations à travers le système éducatif, le caractère pervers et problématique de ce fléau pour l'ensemble de la société ;

la dissuasion : il s’agira de faire usage des institutions chargées de lutter contre la corruption existantes  pour réussir à intimider les délinquants. Il convient de souligner ici que les IRR ont une puissance d'intimidation et ne peut être que si la répression est effective ;

la répression : elle donnera effectivement force à la justice car l’efficacité de la lutte contre la corruption passe par le pouvoir de sanction et de coercition, car dans bien des cas, la peur de la sanction peut être le commencement de la sagesse.

 

Par ailleurs d’après les responsables de cette CLCC, l’éradication de la corruption passe aussi par :

 

la pratique de la « tolérance zéro » : ici, tous ceux et celles qui se rendraient coupables d'actes de corruption seront appelés à rendre compte devant la justice au terme d'un procès équitable;

la revalorisation du niveau des salaires (entre 50 % et 70 %) des fonctionnaires et agents de l’Etat d’avant 1993 et des avantages liés à leurs fonctions dont la suppression a été dictée par les Institutions de Brettons Wood;

♦ la suppression de la disposition autorisant aux  fonctionnaires et aux agents de l’état dont les salaires avaient été largement amputés de « joindre les deux bouts » en créant en parallèle des affaires, sans considération aucune de l’incompatibilité que ces dernières présentaient avec les services placés sous leur responsabilité.

 

Pour plus d’information sur la CLCC, vous pouvez contacter Makon Wehiong Samuel Ministère des Forêts et de la Faune du Cameroun samuel.makon@giz.de

 

 

 

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