18ème Réunion des parties du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo : Déclaration de Bruxelles

 

Bien vouloir télécharger :  La déclaration de Bruxelles de la 18e Réunion des Parties (RdP) du PFBC ci-dessous:

Déclaration de Bruxelles de la 18e Réunion des Parties (RdP) du PFBC

 

 

Les pays et organisations membres du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo, réunis à Bruxelles dans le cadre de la 18ème réunion des Parties, auxquels s’associent les participants au dialogue politique de haut niveau organisé à cette occasion par la facilitation belge du PFBC :

 

 

A. Rappellent que les forêts du Bassin du Congo, qui forment le second massif forestier tropical de la planète et s’étendent sur deux millions de km2, sont le cadre de vie de trente millions de personnes, constituent un pôle de biodiversité unique au monde, contribuent aux efforts globaux en vue de l’atténuation du changement climatique et représentent un réservoir de ressources renouvelables pour le développement durable des pays d’Afrique centrale;

 

 

B. Estiment que, gérées durablement en tant que ressources renouvelables, notamment dans les aires protégées, ces forêts sont à même de constituer un formidable vecteur de croissance économique et de création de richesses pour les populations actuelles et futures des pays d’Afrique centrale ;

 

C. Soulignent que la mise en oeuvre de cadres de gouvernance efficaces, impliquant une participation active de la société civile, des peuples autochtones, des communautés locales, des femmes et des jeunes, est nécessaire pour protéger le potentiel des forêts du bassin du Congo et pour empêcher un appauvrissement irrémédiable de leur biodiversité abondante et exceptionnelle;

 

D. Réaffirment leur engagement permanent à oeuvrer à la conservation et à la gestion durable des forêts du bassin du Congo, de la riche biodiversité qu’elles abritent, et de leur potentiel pour améliorer les conditions et les modes de vie de toutes les populations qui, localement et à travers le monde, bénéficient de leurs ressources et de leurs services éco systémiques ;

 

E. Réaffirment:

  • L’importance à accorder à une application efficace des cadres juridiques et réglementaires nationaux, qui doivent constituer le principal pilier de gouvernance pour entretenir les valeurs économiques, biologiques et culturelles des ressources naturelles renouvelables des forêts du bassin du Congo ;

 

  • Le rôle de la gestion durable des forêts dans le contexte des efforts globaux pour lutter contre le changement climatique ;

 

  • L’importance du fonctionnement efficace des organisations régionales dédiées à la conservation des forêts d’Afrique centrale et de leurs valeurs, et considèrent à cet égard les engagements pris par les Etats d’Afrique centrale dans la déclaration de Yaoundé(1999), dans le traité instituant la COMIFAC (2005) et dans la décision faisant de la COMIFAC un organisme spécialisé de la CEEAC (2007) ;

F. Considèrent que les partenariats entre pays d’Afrique centrale et avec la communauté internationale, en ce compris les financements, jouent un rôle essentiel dans les efforts que ces pays mettent en oeuvre pour conserver et gérer durablement leurs ressources naturelles;

 

G. Considèrent que les nombreuses conventions et initiatives intergouvernementales, internationales et/ou régionales consacrées au développement durable à l’échelle globale peuvent d’une part renforcer les efforts nationaux et les partenariats bilatéraux qui appuient la mise en œuvre de cadres de gouvernance propices à la gestion durable dans les forêts du Bassin du Congo ; et d’autre part contribuer à la réalisation des objectifs du développement durable ;

 

1. En ce qui concerne les efforts de conservation et de gestion durable des écosystèmes, de la biodiversité et des exceptionnelles ressources fauniques des forêts du Bassin du Congo :


  • Notent que le Conseil de sécurité des Nations Unies a établi que le trafic d’espèces sauvages issues des forêts du Bassin du Congo alimente les conflits et menace la sécurité régionale et nationale. Le trafic des espèces sauvages et l’exploitation des ressources naturelles peuvent également financer des milices et des groupes armés ;

  • Soulignent l’importance de mettre en œuvre des efforts intersectoriels concertés en vue de combattre le braconnage transfrontalier en Afrique centrale, en mobilisant notamment les Ministères chargés de l’Environnement et des Forêts, de la Défense, de l’Agriculture, ainsi que les Ministères de la Justice et de l’Intérieur ;

 

  • Soulignent que les pays destinataires des trafics et les agences internationales (telles que la CITES) ont un rôle dans la mise en œuvre d’approches visant à améliorer la surveillance, à dissuader les trafics, et à appuyer les cadres opérationnels sous‐régionaux de lutte anti‐braconnage ;

 

  • Rappellent que l’exploitation forestière illégale et les autres pratiques illégales d’exploitation des terres et des ressources naturelles menacent les forêts du bassin du Congo, affaiblissent l’état de droit et peuvent également constituer une source de conflits ;

 

2. En ce qui concerne la contribution du secteur privé à la gestion durable des forêts et des autres ressources naturelles exploitées dans le bassin du Congo :


  • Encouragent le secteur privé à oeuvrer dans la transparence et à participer aux initiatives d’encadrement volontaire des bonnes pratiques qui existent dans la plupart des secteurs économiques impactant les forêts du bassin du Congo;

 

  • Soulignent que le développement de modèles économiques durables par le secteur privé nécessite des cadres politiques, juridiques et fiscaux clairs et stables, notamment en matière d’aménagement du territoire, et encouragent les pays d’Afrique centrale et leurs partenaires internationaux à œuvrer en ce sens ;

 

 

3. En ce qui concerne les efforts communs déployés dans le bassin du Congo pour lutter contre le changement climatique :

  • Encouragent la coordination et la cohérence des stratégies, des programmes d’appui et des mécanismes de financement, selon les cas, dans les pays du Bassin du Congo, notamment au niveau du processus REDD+ (Réduction des Émissions liées à la Déforestation et à la Dégradation), de la formulation des CDN (Contributions Déterminées au niveau National, dans le cadre de l’Accord de Paris), et de la mise en oeuvre du défi de Bonn (restauration des paysages forestiers) ;

 

  • Mettent en exergue le rôle clé des tourbières du bassin du Congo dans les stratégies d’atténuation et d’adaptation, et appellent à l’adoption d’approches pour leur gestion durable;

 

 

4. En ce qui concerne la contribution de la recherche scientifique et des institutions de formation à la conservation et à la gestion durable des forêts du bassin du Congo :

  • Se réjouissent de la diversité des initiatives de recherche visant à améliorer les connaissances sur les dynamiques biologiques et environnementales qui conditionnent le maintien et le renouvellement des ressources naturelles des forêts du Bassin du Congo ; notamment en ce qui concerne la contribution de ces forêts aux efforts d’atténuation du changement climatique ;

  • Apprécient et encouragent les efforts communs des organismes de recherche et des institutions de formation des pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique visant à avoir recours à une stratégie commune et à mettre en place un réseau international spécifiquement dédié aux études interdisciplinaires sur la valorisation et la préservation des ressources naturelles des forêts du Bassin du Congo.

 

Pour d’amples informations, bien vouloir télécharger :  La déclaration de Bruxelles de la 18e Réunion des Parties (RdP) du PFBC ci-dessous:

Retour

Actualités du PFBC

Actualités

CAWHFI (Central African World Heritage Forest Initiative) NEWS N°003

Comme vous le lirez ou découvrirez dans cette lettre d’information, l’UNESCO a organisé, en décembre 2018, un atelier pour le lancement de « Patrimonito au Cameroun : le tourisme durable dans la Réserve de Faune du Dja » pour les jeunes et les enfants des écoles dans la localité riveraine du site, dont les détails sont ci-dessous. Ce lancement fut un succès et nous espérons renouveler l’expérience, qui est une première dans la région, dans le courant de l’année…

En savoir plus...

unenvironmen-La Chine accueillera la Journée mondiale de l'environnement 2019 qui aura pour thème la pollution de l'air

Chaque année, environ 7 millions de personnes dans le monde meurent prématurément des causes la pollution atmosphérique, dont environ 4 millions en Asie-Pacifique. La Journée mondiale de l'environnement 2019 exhortera les gouvernements, l'industrie, les communautés et les individus à se réunir pour explorer les possibilités existantes en termes d'énergies renouvelables et de technologies vertes et à améliorer la qualité de l'air dans les villes et les régions du monde.

En savoir plus...

Forêt : En RDC, l’exploitation du bois d’Afrormosia prend des allures inquiétantes

Très prisé dans l’industrie du bois d’œuvre, Afrormosia de son scientifique (Pericopsis elata) attire l’attention des scientifiques au regard de menaces de disparition auxquelles cette espèces est actuellement confrontée en République démocratique du Congo.  Cette espèce qui a déjà disparu dans plusieurs pays du bassin du Congo risque de disparaître également en RDC à cause d’une demande de plus en plus croissante sur le marché national et international.

En savoir plus...

Environews-Forêt : Les scientifiques volent au secours de l’Afrormosia dans la Tshopo

C’est une expérience inédite que les scientifiques du projet FORETS (Formation, Recherche, et Environnement dans la Tshopo) mènent depuis 1 an et demie à Kisangani chef-lieu de la province de la Tshopo. Ils sont motivés par le souci de trouver une solution durable à la disparition de cette espèce qui manifeste de sérieux problèmes de régénération. Ces experts forestiers voient en la disparition de l’Afrormosia (Pericopsis elata), une perte économique énorme pour la République démocratique du Congo dont le secteur de l’exploitation du bois d’œuvre repose notamment sur cette espèce très prisée dans l’industrie, à cause de la très haute qualité de son bois.

En savoir plus...

14e session du Forum des Nations Unies sur les forêts (FNUF-14) : l’Afrique Centrale se prépare

Douala- Cameroun –29 et 30 avril 2019. La réunion sous-régionale préparatoire des pays membres de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) à la 14ème session du Forum des Nations Unies sur les Forêts (FNUF) s’est tenue à l’Hôtel la Falaise Akwa, en vue de formuler une position commune consensuelle sous régionale sur les thématiques inscrites à l’ordre du jour de la session du FNUF prévue du 6 au 10 mai 2018 au siège des Nations Unies à New York.

En savoir plus...

Les Populations Autochtones se mobilisent pour une gestion durable des forêts d’Afrique Centrale

Brazzaville- République du Congo- 23 au 24 avril 2019. Il s’est tenu dans la salle de conférence du Ministère de l’Économie Forestière, l’atelier de lancement du plan opérationnel du cadre stratégique du REPALEAC pour le développement des populations autochtones et communautés locales de la République du Congo.

En savoir plus...

Gestion des aires protégées en Guinée Equatoriale : de nouvelles compétences disponibles

Altos de Nsork, République de Guinée Equatoriale, 15-17 avril 2019- Un atelier de formation pour renforcer les compétences des conservateurs et administrateurs sur la gestion des aires protégées à travers l’utilisation de l’outil d’évaluation de l’efficacité de gestion des aires protégées et d’aide à la décision, dénommé IMET (Integrated Management Effectiveness Tool) a été organisé par le Secrétariat Exécutif de la COMIFAC avec l'appui technique et financier du Centre Commun de Recherche de la Commission Européenne (CCR-CE).

En savoir plus...

République de Guinée Equatoriale: les acteurs du groupe national mieux outillés pour la collecte des données des indicateurs COMIFAC

Malabo, Guinée Equatoriale,10 au 12 Avril 2019 : l’atelier national de formation des acteurs du groupe national et de lancement de la campagne de collecte des données des indicateurs COMIFAC dont les principaux objectifs étaient de renforcer les capacités du groupe national sur le processus harmonisé et l’utilisation des outils de collecte et d’encodage des données des indicateurs COMIFAC d’une part...

En savoir plus...

Archive des actualités du PFBC

2019

Forest Watch Mars 2019