Les parties prenantes consolident l’ER-PD de la République du Congo

 

 

 

Le Document de Programme de Réduction des Emissions (ER-PD) Sangha-Likouala vient de bénéficier d’une série de contributions de la part des parties prenantes du processus REDD+, en République du Congo. En effet, la société civile réunie au sein du Cadre de concertation des organisations de la société civile et des populations autochtones sur la REDD+ (CACAO-REDD) et les ministères clés dudit processus ont participé aux différentes sessions de haut niveau organisées par la Coordination Nationale REDD, du 22 au 26 à Brazzaville. 181 personnes ont pris part à ces sessions, organisées en trois temps, et dont le but était de clarifier certains points du document afin de le consolider, avant sa soumission dans les prochains jours au Fonds Carbone de la Banque Mondiale.

 

 

Au cours de ces sessions, Monsieur Georges Claver BOUNDZANGA, Coordonnateur National REDD a procédé au décryptage du document synthèse de l’ER-PD soumis aux parties prenantes pour consolidation, en signifiant que celui-ci était reparti en 2 étapes : le résumé des parties essentielles de l’ER-Programme et les questions à débattre. En tout, 24 points ont été présentés aux parties prenantes (dont certains sous la forme d’une interrogation), pour obtenir leurs clarifications ou des réponses précises.

Grâce aux groupes de travail qui ont été constitués, les parties prenantes ont pu répondre aux besoins exprimés.

 

 

Préoccupations des parties prenantes

Mais avant de répondre aux différentes questions, les parties prenantes ont exprimé quelques préoccupations d’ordre général sur le document de l’ER-Programme (ER-PD). Pour les représentants de  la société civile, ils ont voulu savoir comment éviter le double comptage des bénéfices, ou encore si les activités qui seront développées dans les Séries de Développement Communautaire, dans le cadre de l’ER-Programme, seront proportionnelles à la superficie prévue pour chaque série, surtout avec l’implication des communautés riveraines

 

 

De leur côté, les représentants des pouvoirs publics se sont penchés sur les impacts environnementaux et sociaux des activités minières, ainsi que les innovations apportées dans le domaine des mines vertes. Ces délégués se sont intéressés également sur Niveau des Emissions de Référence des Forêts (NERF) qui devrait également considérer ou prendre en ligne de compte d’autres compartiments de séquestration de carbone. Ils ont cherché à connaitre les modalités de mobilisation des fonds carbone.

 

 

A titre exceptionnel, les délégués du ministère des Mines et de la Géologie ont proposé à la CN-REDD d’insérer dans l’ER-PD l’exploitation des mines industrielles, ainsi que les infrastructures, comme causes supplémentaires de la déforestation dans la zone Sangha-Likouala. Etc.

 

 

Contributions des parties prenantes dans l’ER-PD

L’ER-PD est le document qui fonde le programme de réduction des émissions dans la Sangha et la Likouala. Par conséquent, il revêt une importance capitale tant pour le gouvernement, les populations riveraines, que les partenaires techniques et financiers.

 

 

A partir des questions posées dans le document, la société civile et les ministères clés du processus REDD+ ont apporté leurs réponses. Ces questions ont tourné autour de la structure de gestion de l’ER-Programme, de l’entité qui signera le contrat, de la place du ministère du plan dans le programme, les critères pour bénéficier des crédits carbone, le responsable des du partage des crédits carbone, les bénéficiaires de l4ER-Programme, l’entité nationale  pour gérer le système national MRV et pour gérer le mécanise de partage de bénéfices.

 

 

Sur la question liée à l’unité de gestion du programme, la société civile a proposé une unité de gestion qui sera composée de l’administration (secteur public), de la société civile, du secteur privé, des communautés locales et des populations autochtones. Alors que pour les ministères, cette structure sera le Comité de pilotage, ou encore une structure qui sera composée d’un coordonnateur, d’un chargé de l’administration et des finances, d’un responsable du suivi et évaluation, et d’un chargé de la passation des marchés.

 

 

S’agissant de l’abandon éventuel de la commercialisation du cacao par CIB-Olam, pour une raison ou pour une autre, la société civile propose que si tel est le cas, il faudrait responsabiliser l’Etat qui a la charge de faciliter les marchés. Ou bien c’est la société civile qui devrait accompagner les communautés à s’y engager dans le cacao, ou encore emmener les gens vers des mutuelles ou coopératives dans le domaine du cacao.

 

 

Approche différente avec les ministères qui pensent que c’est le ministère de l’Agriculture et les collectivités locales qui devront appuyer les paysans dans la production des pépinières, et le ministère du commerce devrait déceler les acteurs commerçants privés pour la commercialisation du cacao.

 

 

Les autres questions posées relatives aux modalités de gestion des fonds carbone de l’ER-PD et à l’organe responsable du partage de bénéfices ont également reçu une attention particulière de la part de la société civile et des ministères clés du processus REDD+ en République du Congo. 

 

 

Par ailleurs, l’ER-Programme Sangha-Likouala est un programme qui doit permettre à la République du Congo de réduire substantiellement ses émissions liées à la déforestation et à la dégradation forestière.

Pour communiquer sur ce programme, il est prévu qu’une stratégie de communication sera mise en place. A cet effet, la société civile pense que cette stratégie de communication devrait s’articuler autour des activités telles que l’organisation des rencontres de partage et d’échanges d’expérience, de la sensibilisation de porte à porte, des ateliers de formation, des conférences de presse, l’usage des radios communautaires et la diffusion des dépliants, affiches simples et illustrées, ainsi que la conception des boites à images.

 

 

Alors que pour les ministères, c’est soit la mise en place d’une stratégie de l’information, de l’éducation et de la communication, ou soit la mise en place d’un site internet, des campagnes de sensibilisation sur les médias et au niveau des départements, ainsi que l’élaboration d’un plan intégré de communication.

 

 

Une fois que ce document de Programme de Réduction des émissions dans la Sangha et la Likouala sera consolidé, un atelier de restitution est requis par les participants pour se rassurer que leurs préoccupations, au mieux leurs contributions, ont été intégrées dans ledit document.

 

 

 Pour d'amples d'informations, bien vouloir contacter:

 Hugues KOUDIMBILA, chef de la Cellule IEC/CN-REDD

Tél : (+242) 05 564 50 40 / 06 615 58 53

E-mail : koudimbilahugues@yahoo.fr

Brazzaville, République du Congo

 

 

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