FAO-Gabon: Atelier de validation de l'étude sur l’évaluation de la foresterie participative au Gabon

 

Bien vouloir télécharger le communiqué final: Atelier de validation du rapport d’évaluation de l’étendue et de l’efficacité de la foresterie participative

 

 

Dans le but de permettre à la foresterie participative au Gabon de réaliser son plein potentiel, le Ministère de la Forêt et de l’Environnement, avec l’assistance technique de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a conduit une étude sur l’évaluation de la foresterie participative. Le cadre d’évaluation de l’étendue et de l’efficacité de la foresterie participative élaboré par la FAO a été utilisé pour réaliser cette étude. Un atelier de validation de cette étude a été organisé du 21 au 22 février 2018. Sur la base des conclusions de l’étude, les participants ont été invités à réfléchir et à proposer des actions prioritaires à prendre à court et moyen terme, en vue d’améliorer l’efficacité de la foresterie participative au Gabon. Les participants ont recommandé à court terme, d’interdire l’exploitation industrielle du bois d’œuvre dans les forêts communautaires et prendre un arrêté  définissant les normes d’exploitation artisanale des produits forestiers dans les forêts communautaires. A moyen terme, des reformes devront être menées sur la base des orientations politiques consignées dans une stratégie nationale sur la foresterie participative.

 

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Extrait du communiqué:

 

 L’atelier de validation du rapport d’évaluation de l’étendue et de l’efficacité de la foresterie participative, organisé par le Ministère de la Forêt et de l’Environnement, avec l’appui technique de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), s’est tenu à Libreville au Gabon du 20 au 21 février 2018. 

 

Ces assises avaient pour objectif principal d’examiner et de valider le rapport final d’évaluation de l’étendue et l’efficacité de la foresterie participative au Gabon. 

 

Y ont pris part, une cinquantaine de participants représentant l’administration en charge des forêts et ses démembrements, la FAO, les Entités Juridiques de Gestion des Forêts Communautaires, les Comités de Gestion et de Suivi des Projets des Cahiers des Charges Contractuelles dans les CFAD, les Comités de Concertation et de Gestion Locale des Parcs Nationaux, les opérateurs économiques du secteur forêt-bois, la Société Civile, les bureaux d’études et les partenaires au développement. 

 

Deux allocutions ont ponctué la cérémonie d’ouverture de l’atelier : celle du représentant du Représentant Résident de la FAO au Gabon et à Sao Tomé et Principe, et l’allocution d’ouverture du Ministre d’Etat, Ministre de la Forêt et de l’Environnement.

 

Prenant la parole au nom du Représentant Résident de la FAO au Gabon et à Sao Tomé et Principe, Monsieur Lionel KINADJIAN, a tout d’abord remercié le Gouvernement gabonais et très cordialement le Ministre d’Etat, Ministre de la Forêt et de l’Environnement, pour son engagement personnel pour les appuis ayant facilité l’organisation du présent atelier. Il a ensuite rappelé que l’étude dont le rapport est soumis à la validation, s’inscrit dans un contexte où l’amélioration de la foresterie participative est une préoccupation récurrente pour plusieurs pays dans le monde, ce qui a conduit la FAO à élaborer un cadre d’évaluation qui permet de vérifier si les conditions sont réunies pour que la foresterie participative réalise son plein potentiel. Il a relevé que cette étude renseigne sur les performances des trois (3) régimes de foresterie participative existant au Gabon, ainsi que les actions à entreprendre pour les améliorer.

 

Dans son discours, Monsieur Pacôme MOUBELET BOUBEYA, Ministre d’Etat, Ministre de la Forêt et de l’Environnement, a exprimé à la FAO la gratitude du Gouvernement gabonais pour ses appuis multiformes et principalement pour la réalisation de la présente étude qui vise l’amélioration des conditions de vie et la réduction de la pauvreté des populations en milieu rural, conformément à la vision des plus hautes autorités du pays déclinée dans le Pacte Social. Il a ensuite invité les participants à approfondir, échanger et rapprocher leurs points de vue autour des conclusions et des recommandations du rapport d’étude soumis pour validation afin d’identifier les verrous qui empêchent la foresterie participative de réaliser son plein potentiel ; de définir les mesures appropriées pour améliorer son efficacité et de formuler des recommandations concrètes aux décideurs politiques pour procéder à la levée de la mesure de suspension provisoire du processus de création des forêts communautaires.

 

La cérémonie d’ouverture a été suivie par l’adoption de l’agenda de l’atelier. Pour la conduite des travaux, la modération principale a été assurée par Monsieur Jean Claude NGUINGUIRI, expert à la FAO, Monsieur Delphin MAPAGA, Directeur Général Adjoint 2 des Forêts et Madame Marthe MAPANGOU, Directrice Nationale du Fonds Mondial pour la Nature (WWF). Le Secrétariat a été assuré conjointement par les experts du Ministère de la Forêt et de l’Environnement et de la Société civile (Conservation Justice). 

 

Après la session introductive qui a permis de situer le contexte de l’atelier et de présenter le cadre d’évaluation conçu par la FAO et le rapport de l’étude, les travaux se sont poursuivis par une série de communications. 

 

Celle-ci a porté entre autres sur les conclusions des missions sociales ALEFI (2014-2017), le processus d’implication des communautés riveraines dans la gestion des Parc Nationaux : Progrès et limites, et sur l’étude de cas du projet de développement de l’apiculture dans les forêts communautaires.

 

Par ailleurs, les participants ont procédé à un examen approfondi du rapport d’évaluation produit par le consultant national. Ils se sont repartis en trois (3) groupes de travail consacrés respectivement à l’examen des conclusions du rapport sur les régimes de foresterie participative suivants : 

- les séries à l’usage des populations délimitées dans les CFAD ; 

- la cogestion des zones périphériques et des zones tampons des aires protégées ; 

- les forêts communautaires. 

 

 

Les résultats des travaux en groupe ont été présentés en session plénière. Il en découle que l’étude reflète d’une manière générale la situation actuelle, en dépit de quelques informations à compléter ou à vérifier.

 

 

Pour plus d'information, bien vouloir télécharger ci-dessous le communiqué final: Atelier de validation du rapport d’évaluation de l’étendue et de l’efficacité de la foresterie participative

 

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