France 24-Planete : Selon le WWF, la Terre a perdu 60 % de ses animaux sauvages en un demi-siècle

 

 

Mammifères, oiseaux, poissons… Selon le WWF, les animaux sauvages sur notre planète ont décliné de 60 % entre 1970 et 2014. En cause, la perte de leur habitat, liée à l’agriculture intensive, à l’extraction minière et à l’urbanisation.

 

 

Chaque année, le rapport du Fonds mondial pour la nature (WWF) est de plus en plus alarmant. L'édition 2018 n’échappe pas à la règle : sous la pression de l'homme, la Terre a vu ses populations de vertébrés sauvages décliner de 60 % entre 1970 et 2014. Ce 12e rapport "Planète vivante", publié mardi 30 octobre avec la Société zoologique de Londres, se base sur le suivi de 16 700 populations (4 000 espèces).

 

 

"Préserver la nature ce n'est pas juste protéger les tigres, pandas, baleines, que nous chérissons", souligne le directeur du WWF, Marco Lambertini. "C'est bien plus vaste : il ne peut y avoir de futur sain et prospère pour les hommes sur une planète au climat déstabilisé, aux océans épuisés, au sol dégradé et aux forêts vidées, une planète dépouillée de sa biodiversité."

 

 

>> À lire : Climat : le Giec appelle à des transformations "sans précédent"

Certaines régions sont particulièrement affectées, comme les Tropiques. La zone Caraïbe/Amérique du sud affiche ainsi un bilan "effrayant" : -89 % en 44 ans. Amérique du nord et Groenland s'en sortent un peu mieux, avec une faune à -23 %. La vaste zone Europe, Afrique du nord et Moyen-Orient est à -31 %.

 

 

La forêt amazonienne rétrécit toujours plus

Explication première, la perte des habitats, avec l'agriculture intensive, l'extraction minière, l'urbanisation... qui poussent à la déforestation, à l'épuisement ou à l'artificialisation des sols. Au Brésil, qui vient d'élire un président dont le programme n'évoque ni la déforestation ni le réchauffement, la forêt amazonienne rétrécit toujours plus, comme la savane du Cerrado, au profit du soja et de l'élevage bovin.

 

 

>> À voir : Jair Bolsonaro, une menace pour l'Amazonie ?

S'ajoutent à cela surpêche, braconnage, pollutions, espèces invasives, maladies, dérèglement climatique… "La disparition du capital naturel est un problème éthique, elle a aussi des conséquences sur notre développement, nos emplois, et on commence à le voir", souligne le DG du WWF France, Pascal Canfin. "On pêche moins qu'il y a 20 ans car le stock diminue. Le rendement de certaines cultures commence à baisser ; en France, celui du blé stagne depuis les années 2000," dit-il. "Nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis."

 

 

Chaque année, le "jour du dépassement" avance, ce jour à partir duquel le monde a consommé toutes les ressources que la planète peut renouveler en un an. En 2018 c'était le 1er août. Et pourtant "l'avenir des espèces semble ne pas retenir suffisamment l'attention des dirigeants", s'alarme le WWF, pour qui il faut "relever le niveau d'alerte", provoquer un vaste mouvement comme ce fut le cas pour le climat. "Que tout le monde comprenne que le statu quo n'est pas une option."

 

 

Les efforts peuvent payer

Un combat d'autant plus gratifiant que les efforts peuvent payer vite, comme l'a montré le retour du tigre au Népal, du thon rouge de l'Atlantique ou du saumon de la Loire… "Nous sommes la première génération à avoir une vision claire de la valeur de la nature et de notre impact sur elle. Nous pourrions aussi être la dernière à pouvoir inverser la tendance", prévient le WWF, qui appelle à agir d'ici 2020, "un moment décisif dans l'histoire", "une fenêtre sans précédent qui se refermera vite".

 

 

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Actualités du PFBC

Actualités

Bienvenue à notre nouveau partenaire, l’Institut Terre et Vie de l’Université catholique de Louvain (UCLouvain) !!!!

Bruxelles, le 12 mars 2019, L’Institut Terre et Vie de l’Université catholique de Louvain (UCLouvain), a officiellement rejoint les membres du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC). Dans le cadre du processus d’adhésion, UCLouvain a présenté les documents requis et s’est engagé à respecter le cadre de coopération des membres du PFBC pour la promotion de la gestion durable des écosystèmes forestiers d'Afrique Centrale.

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Le Ministre d’État François-Xavier de Donnea participe à l’atelier sous régional du Groupe de travail Climat de la COMIFAC des négociateurs climats.

Du 05 - 07 mars 2019 à Malabo (Guinée Équatoriale), s’est tenu un atelier du Groupe de travail Climat de la COMIFAC.  Il portait sur le décryptage de la COP 24, de préparation des échéances futures sous la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et validation des notes conceptuelles des projets régionaux. 

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Déjeuner de travail de haut niveau entre les Chefs de Missions diplomatiques des pays de l’UE en Guinée Équatoriale et le Facilitateur du PFBC

Le 5 mars 2019, Son Excellence Monsieur Fred CONSTANT, Ambassadeur de France en Guinée Équatoriale a offert un déjeuner de Travail de haut niveau à l’occasion de la visite du Ministre d’État François-Xavier de Donnea, Facilitateur Belge du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo à Malabo.

 

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Les hautes autorités de Malabo (Guinée Équatoriale) mobilisées pour l’organisation de la septième Réunion du Conseil du PFBC en juin 2019

Le Ministre d’État François-Xavier de Donnea, Facilitateur Belge du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo a été reçu en audience d’une part par Messieurs Pedro Antonio OLIVEIRA BORUPU et Santiago Francisco ENGONGA OSONO respectivement Secrétaire d’État à l’Agriculture et à l’Élevage et Secrétaire d’État aux Forêts et Environnement. D’autre part, par le Ministre délégué aux Affaires étrangères de la Guinée Équatoriale.

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Lemonde : En Tanzanie, la « reine de l’ivoire » condamnée à quinze ans de prison

La Chinoise Yang Fenlan, surnommée la « reine de l’ivoire », a été condamnée mardi 19 février à quinze ans de prison par un tribunal tanzanien pour son rôle dans le trafic de 860 défenses d’éléphant entre 2000 et 2014. Agée de 69 ans et présente en Tanzanie depuis les années 1970, elle a été reconnue coupable d’avoir joué, pendant plus de dix ans, le rôle d’intermédiaire entre un réseau de braconnage local et des acheteurs internationaux. 

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Mission du PFBC à Libreville : Le Facilitateur rencontre le secteur privé du Gabon

Le Facilitateur du PFBC a eu à échanger avec Mme Jacqueline Van De Pol, représentante de l’ATIBT (Association Technique Internationale des Bois Tropicaux) à Libreville et M. Lee White, Secrétaire exécutif de l’Agence nationale des Parcs nationaux du Gabon.

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Mission du PFBC à Libreville : Le Ministre d'état François Xavier de Donnea échange avec les Partenaires Techniques et Financiers

Le Facilitateur du PFBC a eu plusieurs séances de travail entre autres avec : l’Ambassadeur François Fall, Représentant spécial du SG des Nations Unis pour l’Afrique centrale ; la Secrétaire Générale Adjointe de la CEEAC, Mme Marie-Thérèse Mfoula ; l’Ambassadeur Helmut Kulitz, entouré de M. Jean Huchon et Ignacio Sobrino de la DUE et de Mme Muriel Soret de l’Ambassade de France ; des représentants de la BAD, de la Banque Mondiale et de l’UNODC à Libreville.

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Mission du PFBC à Libreville : Le Facilitateur du PFBC rencontre le Vice-Président et le Ministre des Affaires étrangères du Gabon

À la suite du Ministre des Affaires étrangères, le Facilitateur du PFBC s’est entretenu avec le vice-président de la République, son Excellence M. Pierre Maganga Moussavou. Ce dernier a réaffirmé l’engagement du chef de l’État. Il souhaiterait que les sociétés forestières et les grandes plantations investissent dans l’amélioration du niveau de vie des populations riveraines de leurs zones d’exploitation, surtout en ce qui concerne l’amélioration de leur habitat.

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Forest Watch Mars 2019