Réévaluer la diversité tropicale

 

 

Pourquoi défricher de vastes étendues de forêt tropicale, abritant jusqu’à 75 000 espèces d’arbres au kilomètre, pour les remplacer par une seule espèce de palmier à huile ? Pourquoi les gardiens d’une grande quantité de savoirs culturels sont-ils forcés de vivre dans la pauvreté en marge de la société ? La réponse courte est qu'il existe une énorme différence entre la valeur intrinsèque de la diversité des tropiques et sa valeur économique actuelle. L'entreprise détruit la diversité quand elle ne la valorise pas. Le gouvernement ne peut pas à lui seul stopper cette perte - nous devons lutter contre le feu et créer des modèles commerciaux innovants qui changent les motivations des décideurs tropicaux. Nous devons créer des revenus en soutenant et non en détruisant la diversité tropicale.

 

 

Les tropiques constituent la partie la plus diversifiée biologiquement et culturellement de notre planète. Les forêts tropicales représentent 7 % de notre territoire mais contiennent la moitié des espèces du monde. Les récifs coralliens occupent moins de 1 % du plancher océanique mais contiennent 25 % de la vie marine. Tout comme les tropiques sont la maison du trésor des formes uniques de la nature, ils abritent également la grande majorité de la diversité des cultures humaines - la plupart de la diversité linguistique du monde se produit en deux parties du monde : l’Afrique occidentale et centrale et dans une région allant de l’Inde, au Pacifique, en passant par l’Asie du Sud-est, avec 3 929 langues. Cette diversité biologique et culturelle parallèle - ou diversité bioculturelle - est la marque de la région la plus précieuse de la terre.

 

 

Cependant, nous savons que cette diversité incroyable s'amenuise rapidement. Déjà, la moitié de nos forêts tropicales ont été défrichées, et 40 % des espèces de forêt tropicale devraient disparaître au cours du prochain siècle. L’extinction culturelle se produit parallèlement à l’extinction biologique, avec la disparition prévue de 90 % des langues actuellement parlées d'ici 2050. Cette perte sur deux fronts dépend de la façon dont le profit est réalisé dans les tropiques - il est payant de défricher la forêt et de vendre des produits de la faune, tandis que les incitations au maintien du savoir traditionnel sont perdues, car il ne soutient plus les individus dans un monde capitaliste.

 

 

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Actualités du PFBC

Actualités

CAWHFI (Central African World Heritage Forest Initiative) NEWS N°003

Comme vous le lirez ou découvrirez dans cette lettre d’information, l’UNESCO a organisé, en décembre 2018, un atelier pour le lancement de « Patrimonito au Cameroun : le tourisme durable dans la Réserve de Faune du Dja » pour les jeunes et les enfants des écoles dans la localité riveraine du site, dont les détails sont ci-dessous. Ce lancement fut un succès et nous espérons renouveler l’expérience, qui est une première dans la région, dans le courant de l’année…

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unenvironmen-La Chine accueillera la Journée mondiale de l'environnement 2019 qui aura pour thème la pollution de l'air

Chaque année, environ 7 millions de personnes dans le monde meurent prématurément des causes la pollution atmosphérique, dont environ 4 millions en Asie-Pacifique. La Journée mondiale de l'environnement 2019 exhortera les gouvernements, l'industrie, les communautés et les individus à se réunir pour explorer les possibilités existantes en termes d'énergies renouvelables et de technologies vertes et à améliorer la qualité de l'air dans les villes et les régions du monde.

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Forêt : En RDC, l’exploitation du bois d’Afrormosia prend des allures inquiétantes

Très prisé dans l’industrie du bois d’œuvre, Afrormosia de son scientifique (Pericopsis elata) attire l’attention des scientifiques au regard de menaces de disparition auxquelles cette espèces est actuellement confrontée en République démocratique du Congo.  Cette espèce qui a déjà disparu dans plusieurs pays du bassin du Congo risque de disparaître également en RDC à cause d’une demande de plus en plus croissante sur le marché national et international.

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Environews-Forêt : Les scientifiques volent au secours de l’Afrormosia dans la Tshopo

C’est une expérience inédite que les scientifiques du projet FORETS (Formation, Recherche, et Environnement dans la Tshopo) mènent depuis 1 an et demie à Kisangani chef-lieu de la province de la Tshopo. Ils sont motivés par le souci de trouver une solution durable à la disparition de cette espèce qui manifeste de sérieux problèmes de régénération. Ces experts forestiers voient en la disparition de l’Afrormosia (Pericopsis elata), une perte économique énorme pour la République démocratique du Congo dont le secteur de l’exploitation du bois d’œuvre repose notamment sur cette espèce très prisée dans l’industrie, à cause de la très haute qualité de son bois.

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14e session du Forum des Nations Unies sur les forêts (FNUF-14) : l’Afrique Centrale se prépare

Douala- Cameroun –29 et 30 avril 2019. La réunion sous-régionale préparatoire des pays membres de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) à la 14ème session du Forum des Nations Unies sur les Forêts (FNUF) s’est tenue à l’Hôtel la Falaise Akwa, en vue de formuler une position commune consensuelle sous régionale sur les thématiques inscrites à l’ordre du jour de la session du FNUF prévue du 6 au 10 mai 2018 au siège des Nations Unies à New York.

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Les Populations Autochtones se mobilisent pour une gestion durable des forêts d’Afrique Centrale

Brazzaville- République du Congo- 23 au 24 avril 2019. Il s’est tenu dans la salle de conférence du Ministère de l’Économie Forestière, l’atelier de lancement du plan opérationnel du cadre stratégique du REPALEAC pour le développement des populations autochtones et communautés locales de la République du Congo.

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Gestion des aires protégées en Guinée Equatoriale : de nouvelles compétences disponibles

Altos de Nsork, République de Guinée Equatoriale, 15-17 avril 2019- Un atelier de formation pour renforcer les compétences des conservateurs et administrateurs sur la gestion des aires protégées à travers l’utilisation de l’outil d’évaluation de l’efficacité de gestion des aires protégées et d’aide à la décision, dénommé IMET (Integrated Management Effectiveness Tool) a été organisé par le Secrétariat Exécutif de la COMIFAC avec l'appui technique et financier du Centre Commun de Recherche de la Commission Européenne (CCR-CE).

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République de Guinée Equatoriale: les acteurs du groupe national mieux outillés pour la collecte des données des indicateurs COMIFAC

Malabo, Guinée Equatoriale,10 au 12 Avril 2019 : l’atelier national de formation des acteurs du groupe national et de lancement de la campagne de collecte des données des indicateurs COMIFAC dont les principaux objectifs étaient de renforcer les capacités du groupe national sur le processus harmonisé et l’utilisation des outils de collecte et d’encodage des données des indicateurs COMIFAC d’une part...

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Archive des actualités du PFBC

2019

Forest Watch Mars 2019