Rdp 18 du PFBC – Une journée pour le secteur privé : Les investissements du secteur privé : atout ou menace pour la gestion durable des forêts du Bassin du Congo ?

 

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La pression sur les forêts d’Afrique centrale pour différents usages augmente de façon exponentielle. Il y a non seulement une demande croissante des pays asiatiques pour le bois africain, mais aussi de plus en plus de défrichements pour des permis agro-industriels, notamment pour des plantations de palmiers à l’huile et d’hévéa. Les prévisions de croissance démographique en Afrique subsaharienne affirment que les demandes de produits agricoles et ligneux pour les marchés nationaux augmenteront également de façon significative pour les 30 prochaines années, ainsi que les activités de subsistance (agriculture sur brulis et récolte du bois de chauffage). Ce, en plus d’autres pressions sur les écosystèmes forestiers qui proviendront d’exploitation des ressources minières (uranium, graphite, lithium, cuivre, cobalt, fer, …), de celle des hydrocarbures, ainsi que l'expansion des villes et des infrastructures de transport.

 

 

Les marchés grandissants pour les produits naturels et renouvelables tel que le bois, les produits vivriers de subsistance locale, les produits de l’agriculture industrielle, ainsi que les paiements pour services environnementaux (e.g. éco-tourisme et/ou crédit carbone), et par ailleurs les produits miniers, créeront de plus en plus de compétition pour l'accès aux ressources situées sur les mêmes espaces. De plus, le développement de ces différentes activités et de processus de transformation des produits au niveau local, ainsi que l'amélioration des transports, demandent la mise en place d’infrastructures importantes (zone industrielle de Nkok au Gabon, ou port de Kribi au Cameroun).

 

 

Une partie du secteur privé globalisé s'est depuis des années impliqué dans l'amélioration de ses pratiques, au regard de sa responsabilité sociétale et des enjeux du développement durable. En fonction des secteurs d'activité, des labels, chartes et codes volontaires ont été développés. Les logiques qui sous-tendent ces approches sont liées aux secteurs d'activité et peuvent être de natures assez différentes (gestion durable de la ressource, transparence financière, impact social,…). Peu à peu, ces approches gagnent en crédibilité et en visibilité. Cependant, il ne faut pas occulter l'extension d'une logique inverse de profit à court terme, qui conduit d'autres opérateurs à exploiter les ressources naturelles de façon non durable, et souvent illégale.

 

 

Sans encadrement des activités économiques utilisatrices d'espace par un plan d’affectation de terres et un respect strict des lois et règlements, la situation macro-économique des pays se détériorera. A court terme car ces pays souffrent d'un "désavantage comparatif" pour des investisseurs globaux vertueux qui demandent des garanties pour la sécurisation de leurs investissements, mais plus encore à long terme car le capital de richesses naturelles de ces pays sera de plus en plus réduit. L'impact du développement et des activités économiques sur les ressources naturelles dépend à coup sûr des pratiques des opérateurs privés, mais aussi tout autant des Etats dans leur choix des opérateurs exerçant sur leur territoire, et dans leur capacité à proposer un cadre sécurisé pour les investissements. Sans ce cadre étatique clair et "robuste", ce seront naturellement des entreprises "non vertueuses" qui occuperont l'espace, épuiseront la ressource dans une période courte, et paieront le minimum de taxes sans contribuer aux besoins des populations locales. Dans le bassin du Congo, ce phénomène est malheureusement couramment observable.

 

Dans ce contexte nous souhaitons organiser des débats du side event du secteur privé, autour des thématiques suivantes :

 

1. Engagements de gestion responsable et contribution du secteur privé au développement : Pour les sociétés cotées en bourse, les marchés mondiaux mettent de plus en plus l’accent sur l’origine des produits, l'impact de leurs activités sur les conditions socio-économiques locales, et le fait qu'elles ne contribuent pas à la déforestation. Sous la pression des clients d’appliquer une diligence raisonnée, les grands groupes commerciaux et de nombreux opérateurs dans le bassin du Congo se sont engagées dans des politiques de responsabilité sociale et environnementale, ou de zéro déforestation. Des sociétés forestières se sont engagées dans la certification volontaire de gestion durable, et certaines sociétés agro-industrielles dans des démarches de production durable. D'autres démarches de transparence ou de certification existent aussi pour certains produits miniers. Dans le cadre des Objectifs de développement durable, des approches multi-acteurs intégrant le secteur privé ont aussi été lancées (cf. "Belgian SDGs charter").
Ces différentes approches ont chacune leurs intérêts et particularités, et il est utile de les analyser dans le contexte du Bassin du Congo. Cette session permettra donc de présenter un travail d'analyse comparative de ces démarches, ainsi que les témoignages de ceux qui s'y sont engagés. Les discussions qui suivront permettront d'envisager l'élaboration d'un code de bonne conduite trans-sectoriel pour le bassin du Congo.

 

2. L’urgence d’un plan d’affection des terres dans les pays du Bassin du Congo : comme évoqué dans l’introduction, il est difficile d’exiger un engagement unilatéral du secteur privé sous forme de charte ou code de bonne conduite, sans parler de l’aménagement du territoire, du respect du cadre légal et de la sécurité juridique des investissements.
La compétition grandissante pour l’accès aux ressources et l’usage des espaces demande aux Etats d’élaborer en urgence des plans d’affectation de terre. Une telle démarche est classiquement basée sur des données géographiques, démographiques, biologiques, et sur les priorités nationales en matière de développement économique et de conservation. Mais il est aussi crucial que ces plans d'affectation des terres soient développés en concertation avec les différentes parties prenantes, et prennent en compte les populations locales et les investissements déjà réalisés. "L'approche paysage", qui prend en compte les différents usages des terres autour des parcs nationaux de manière intégrée est une approche prometteuse qui mérite d'être plus largement développée.

 


Cette session de l'après-midi permettra d'exposer des cas concrets de compétition pour l'espace forestier et ses conséquences dans le cas d'une gestion non règlementée. La mise en place de pôles économiques et leurs impacts (zone de Nkok, port de Kribi,…) sera aussi présentée. Les discussions porteront sur les bonnes pratiques et les recommandations possibles dans le cadre de la mise en oeuvre de démarches d'aménagement du territoire et d'affectation des terres.

 

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Actualités du PFBC

Actualités

ClientEarth : Le nouveau partenaire du PFBC !!!

Bruxelles, le 6 novembre 2018 ; ClientEarth a officiellement rejoint les membres du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC). Pour ce faire, ClientEarth a soumis les documents requis et a accepté de respecter le cadre de coopération des membres du PFBC pour promouvoir la gestion durable des écosystèmes forestiers en Afrique Centrale.

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COMPTE RENDU : Atelier préparatoire de la conférence internationale de N’Djamena sur la lutte contre le braconnage a haut niveau

Dans le cadre de sa feuille de route, la Facilitation du PFBC projette d'organiser en Janvier 2019 sous l'égide du Gouvernement de la République du Tchad, une Conférence Internationale sur le braconnage, la sécurité et la stabilité ainsi que le contrôle de la transhumance armée des groupes pastoralismes entre l'Afrique Équatoriale, le Sahel, les deux Soudans et la RDC. Bien vouloir télécharger le compte rendu de l'atelier préparatoire de Douala Cameroun du 12 au 13 novembre 2018.

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Le Ministre d'État François-Xavier de Donnea, Facilitateur du PFBC reçu par le ministre Rwandais de l’environnement Dr Vincent Biruta

Kigali, 8 et 9 novembre 2018 : Le Ministre d’État François-Xavier de Donnea, Facilitateur du Royaume de Belgique du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC) a été reçu à Kigali au cours d’une mission par le ministre Rwandais de l’Environnement Dr Vincent Biruta par ailleurs président en exercice de la Comifac. 

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CAWHFI NEWS N° 002

Le projet CAWHFI (Central African World Heritage Forest Initiative) est mis en œuvre dans les pays d’Afrique Centrale dans un contexte dominé par un braconnage transfrontalier intensif, notamment celui des éléphants.Les activités du projet se concentrent sur la protection de la biodiversité et contribuent à réduire l’impact du braconnage dans les sites de mise en œuvre. A travers la lutte anti-braconnage qui suit une approche concertée et efficace, impliquant le renforcement des capacités matérielles et humaines, la multiplication des patrouilles, l’utilisation des outils innovants dans la collecte des données et le renforcement du volet judiciaire, la gestion du Dja et du TNS, deux sites fortement soumis aux pressions des braconniers s’améliore.

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Le PFBC mobilisé à N’Djamena pour préparer la conférence internationale ministérielle sur la lutte contre le braconnage et autres activités criminelles transfrontalières

Signature du protocole d’entente concernant l’organisation de la Conférence et ses termes de référence… le Facilitateur du PFBC est reçu par son Excellence Monsieur Idriss Deby, président de la République du Tchad… le Facilitateur du PFBC remet aux diplomates de la sous-région les termes de références de la Conférence… Définition des thèmes de la session des experts des 23/24 janvier 2019 et désignation des chefs de file des 4 thématiques retenues…

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Sciencesetavenir : Le changement climatique pose un risque "extrême" pour deux tiers des villes africaines

Un rapport émanant d'un cabinet de conseil met en garde sur la vulnérabilité économique au changement climatique, qui concerne tout particulièrement les grandes villes africaines...Bangui, capitale et plus grande ville de la République centrafricaine, est l'une des villes les plus vulnérables au changement climatique selon ce rapport.

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Le Ministre d'État François-Xavier de Donnea, Facilitateur du PFBC reçu en audience par le Président Idriss Deby ITNO

N’Djamena, le 23 octobre 2018Le Ministre d'État François-Xavier de Donnea, Facilitateur du Royaume de Belgique du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC), le Secrétaire Exécutif de la COMIFAC M. Ndomba Ngoye Raymond et le Co-Facilitateur Maxime Nzita ont été reçus par son Excellence Monsieur Idriss Deby ITNO, Président de la République du Tchad.  

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UEREDD Facility-Insights sur les chaînes d'approvisionnement en produits présentant des risques pour la forêt

Le mécanisme UEREDD a le plaisir de partager avec vous quelques mises à jour sur l’initiative Transparence pour des économies durables (Trase), qui vise à améliorer la transparence, la clarté et l’accessibilité de l’information sur les chaînes d’approvisionnement en produits de base qui sont à l’origine du déboisement tropical.

 

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Archive des actualités du PFBC

2018

CAWHFI NEWS N° 002
FGF Brazzaville 2018