REDD+ au Cameroun : 850 millions de Fcfa pour cinq projets développés au sein des Communes/Groupements de communes par Le PNDP

Image: Merline Touko Tchoko

 

 

Le Programme National de Développement Participatif (PNDP), grâce au financement du deuxième Contrat Désendettement Développement (C2D II), à travers l’Agence Française de Développement (AFD), d’une valeur de près de 850 millions de FCFA, est désormais liés aux communes de Tiko-Limbé III, Bangou-Bana- Bangangté, Pitoa, Yoko, Lagdo dans le cadre du processus de Réduction des Emissions dues à la Déforestation et la Dégradation des forêts (REDD+).

 

 

Lesdites conventions ont été paraphées en présence de Tangham Prudence Galega, secrétaire général du ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED), du Coordonnateur National par intérim, Alphonse Boyogueno, et des maires concernés.

 

 

La cérémonie, couplée au lancement officiel des projets, a permis de présenter le chronogramme et les objectifs de mise en œuvre. Concrètement, il s’agira pour la commune de Lagdo, dans le département de la Bénoué, de conserver le massif forestier de Ouro- Doukoudje et de contribuer au reboisement de 1 000 ha des berges ouest du fleuve Lagdo. Pour Yoko, il s'agit de la conservation de la forêt communale d’une superficie de plus de 29 500 ha ainsi que de l’élaboration et de la mise en œuvre d’un plan d’utilisation et de gestion durable des terres (PUGDT).

 

 

A l’ouest Cameroun, il sera question de la réduction de la dégradation et de la déforestation du massif forestier d’une superficie de 4 800 ha du groupement intercommunal Bangou-Bana-Bangangté. A Pitoa, la restauration de près de 2 000 ha du couvert végétal dégradé dans les espaces agro-sylvo-pastoraux sera une priorité. La réduction de la déforestation dans la mangrove, dont la superficie avoisine les 40 000 ha, par la gestion intégrée des forêts côtières et de la mangrove pour le groupement Tiko-Limbé III ferme la boucle de ces projets.

 

 

Ce financement est une contribution aux financements desdits projets dont le montant global est d’environ 13 milliard de francs CFA avec un potentiel de réduction des émissions cumulées de GES de l’ordre 9,372 MtCO2 Eq.

 

 

A TITRE DE RAPPEL

Dans le cadre des financements du deuxième Contrat de désendettement et développement (C2D), au-delà des activités classiques d’appui au processus de décentralisation au Cameroun, le Programme National de Développement Participatif (PNDP) met en œuvre depuis 2014 une composante d’appui à la Réduction des Emissions Dues à la Déforestation et à la Dégradation (REDD+) qui a pour finalité de contribuer à l’élaboration de la stratégie nationale REDD+ pilotée par le Ministère en charge de l’Environnement.

 

 

Cela va se faire, entre autres, à travers la mise en œuvre de cinq (5) projets pilotes REDD+ identifiés parmi les 10 communes ou groupes de communes présélectionnés (deux (02) par zone agro- écologique). Les objectifs visés par ces projets pilotes à l’échelle communale ou intercommunale sont non-seulement de tester les options stratégiques, mais d’impulser le développement territorial et la gestion optimale des ressources à l’échelle locale.

 

 

En effet, après le  lancement officiel de l’opération en février 2014 par le Ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED), le PNDP a procédé, avec l’appui de certains partenaires à l’instar de WWF, de la GIZ ProPFE, du MINEPDED à travers le Secrétariat Technique REDD+ (ST REDD+) et l’Observatoire National sur les Changements Climatiques (ONACC), du Ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF) à travers le Programme Sectoriel Forêt Environnement (PSFE C2D) et la Sous-Direction des Inventaires et des Aménagements Forestiers (SDIAF), etc., à (i) la sensibilisation/formation de trois cent vingt-huit (328) maires à la problématique REDD+ ; (ii) la sélection, sur la base d’un appel à manifestation, de dix (10) communes ou groupes de communes dans les cinq (05) zones agro écologiques du Cameroun ; (iii) la formation des sectoriels, des OAL et des agents communaux sur l’élaboration des NIP ; (iv) l’élaboration de dix (10) Notes d’Idée de Projet (NIP) ; (v) l’accompagnement à la sélection de six (06) NIP pour les études de faisabilité par le ST REDD+ ; (vi) la sélection des bureaux d’études (BET)/Consultants pour l’accompagnement des communes bénéficiaires dans la réalisation des études de faisabilité et la rédaction des Documents Descriptifs de Projet (DDP), (vii) l’accompagnement des communes bénéficiaires dans la réalisation des 05 études de faisabilité et 05 Documents Descriptifs de Projet (DDP) correspondants, validés au niveau local et national.  Réalisés en suivant les exigences nationales contenues dans le manuel de procédures et d’exécution des activités REDD+ et les standards internationaux, tous ces 05 DDP ont été validés le 27 septembre 2017 par le COPIL REDD+, ouvrant la voie à leur mise en œuvre effective. Ils ont été d’ailleurs officiellement lancés le 27 octobre 2017 par le Ministère de l’Environnement, marquant le démarrage des activités sur le terrain.

 

 

NGA Marie Madeleine, Coordonnateur National PNDP

NKAMI K. Georges, Spécialiste Socio Environnemental PNDP

BITCHICK BI BITCHICK Augustin Corin, Assistant Technique Forestier PNDP

 

Retour

Actualités du PFBC

Actualités

Declaration: London Conference on the Illegal Wildlife Trade 2018

Nous, les représentants des Gouvernements, réunis à Londres les 11 et 12 octobre 2018, reconnaissant l’ampleur des effets néfastes sur l’économie, l’environnement, la sécurité et la société du commerce illicite d’espèces sauvages, prenons l’engagement politique suivant et appelons la communauté internationale à se mobiliser pour soutenir et mettre en place des mesures collectives urgentes pour combattre le commerce illicite d’espèces sauvages comme un crime grave commis par des criminels organisés, et fermer les marchés des espèces de faune et de flore victimes de ce commerce illicite....

En savoir plus...

Nouabalé-Ndoki National Park Bulletin mensuel Septembre 2018

En septembre, l'équipe du Parc National de Nouabalé-Ndoki a fait ses adieux à Mr Nicholas Radford, qui a servi comme Chef du Service Administratif et Financier durant ces deux dernières années, et a accueilli Mme Camille Raynaud, qui arrivera bientôt à Bomassa pour assumer ce rôle important. La tâche est ingrate car souvent l'œuvre des services d'appui comme le Service administratif ou le Service logistique du parc n'est visible que dans les coulisses. Pourtant, ces services d'appui sont essentiels pour garantir le bon fonctionnement des opérations du parc.

En savoir plus...

afriquenvironnementplus: l’Hydrométéorologique bientôt au cœur d’un forum sous-régional

La ville de Libreville, au Gabon, va abriter du 14 au 16 novembre 2018, le 1er Forum Hydrométéorologique d’Afrique centrale, sous l’égide de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) en partenariat avec le Gouvernement du Gabon, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), la Banque Mondiale (BM) et la Banque Africaine de Développement (BAD).

En savoir plus...

Burkinademain : La gestion des catastrophes naturelles traitée à Libreville

À l’initiative de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) en partenariat avec le Gouvernement du Gabon, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), la Banque Mondiale (BM) et la Banque Africaine de Développement (BAD), les experts et… vont se retrouver à Libreville, du 14 au 16 novembre 2018, au 1er Forum Hydrométéorologique d’Afrique centrale.

En savoir plus...

CEEAC-BAD : signature de l’aide-mémoire sur la préparation du Programme PACEBco2

Libreville(Rép. Gabonaise), le 25 septembre 2018- Le Secrétaire général adjoint de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale(CEEAC), l’honorable Tabu Abdallah Manirakiza et le chef de la mission de la Banque Africaine de Développement (BAD) M.  DIOP Amadou Bamba, Environnementaliste à la BAD, ont procédé à la signature ce matin de l’aide-mémoire pour la préparation du Programme d’Appui à la Conservation des Ecosystèmes et à la Résilience aux changements climatiques en Afrique Centrale (PACEBCo2).

En savoir plus...

CHARTE SUR LES MANGROVES DU GABON

La Charte pour la conservation des mangroves du Gabon a été validée par les parties prenantes le 29 Juin 2018. Cette charte, résultant d'un processus participatif réussi, constitue une base de plaidoyer pour l'engagement de toutes les parties prenantes dans la gestion durable de ce précieux écosystème naturel.

En savoir plus...

OSFACO Lettre d'information Septembre/Octobre 2018

Le projet OSFACO "Observation Spatiale des Forêts d'Afrique Centrale et de l'Ouest" vise à améliorer la connaissance des dynamiques passées et actuelles en matière d’occupation des terres et de changement d’usage des sols dans plusieurs pays d’Afrique Centrale et de l’Ouest, grâce aux outils d’observation spatiale. Le projet vise à mettre à disposition des images satellitaires et promouvoir leur utilisation à travers des projets de recherche et des appuis aux pays.

En savoir plus...

Afriquenvironnementplus : Son Excellence François-Xavier de DONNEA, Facilitateur Belge pour la PFBC

Brazzaville a accueilli le 1er juin la 4e réunion des collèges du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo, PFBC. A cet occasion, AEP  a échangé avec  le Facilitateur Belge à la tête  de ce Partenariat, Son Excellence François-Xavier de DONNEA qui nous livre dans cette entretien sa vision globale sur le fonctionnement de cette institution et nous donne une idée de la feuille de route de la nouvelle sa Facilitation.

En savoir plus...

Archive des actualités du PFBC

2018