CEEAC: Le 14ème sommet des Chefs d’Etat et de gouvernements consolide et sécurise la COMIFAC!

 

Les chefs d’Etats á l’unanimité ont entériné les résolutions du conseil extraordinaire CEEAC-COMIFAC sur les changements climatiques et le mécanisme de financement.

 

Kinshasa, 24 octobre 2009 s'est tenu le 14e sommet des chefs d'Etats et de gouvernements de la CEEAC. Sept chefs d'Etats sur les dix pays membres étaient présents á savoir: Son Excellence Joseph KABILA KABANGE, Président de la République Démocratique du Congo (RDC) et Président en exercice de la CEEAC; Son Excellence Theodoro OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République de Guinée Equatoriale; Son Excellence ldriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad; Son Excellence Dénis SASSOU-N'GUESSO, Président de la République du Congo; Son Excellence Fradique MELO DE MENEZES, Président de la République Démocratique de Sao Tome et Principe; Son Excellence François BOZIZE YANGOUVONDA, Président de la République Centrafricaine; Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise. Le Burundi était représenté par son deuxième Vice- Président de la République, Son Excellence Gabriel NTISEZERANA; l'Angola par Son Excellence ASSUNCAO AFONSO DE SOUSA ANJOS Ministre des Relations Extérieures et enfin e Cameroun par son Excellence Philémon YANG, Premier Ministre et Chef du Gouvernement. Á l'ordre du jour, cette Conférence devait aborder les rapports des travaux préparatoires commencés par les experts, du 17 au 20 octobre, et peaufinés par le Conseil des ministres, du 21 au 23 octobre. Elle a été aussi une occasion précieuse pour les dix pays de la CEEAC, de réfléchir sur la mise en place des moyens de protection des forêts du Bassin du Congo; plus spécifiquement sur les résolutions de la session extraordinaire des ministres de la CEEAC-COMIFAC, tenue les 14 et 15 septembre 2009 á Kinshsa sur les changements climatiques et le mécanisme de financement.

docs/news/Septembre_Octobre2009/CEEAC_COMIFAC/Sommet-CEEAC-KInshasa.jpg

Photo: Présidence RDC

A la tête de l'organisation depuis 2007, Le Président de la RDC son Excellence Kabila, a dans son discours d'ouverture relevé la tenue à Kinshasa de la Conférence des Ministres des Forêts, de l'Environnement et du Plan en vue de dégager la position commune de l'Afrique Centrale sur les changements climatiques. S'associant á cette position, Il a par ailleurs insisté et exhorté ses pairs à aller "en rang serré" et à parler "d'une même voix" lors du sommet sur le changement climatique prévu en décembre à Copenhague et à toutes les autres rencontres internationales portant sur la réduction des émissions des gaz à effet de Serre. Bien plus, Il a souligné après avoir rappelé les grandes lignes de son mandat, l'urgence du renforcement de l'intégration économique sous régionale. Plus tôt, le Secrétaire général de la CEEAC, M. Louis SYLVAIN-GOMA, a remercié dans son mot de bienvenue tous les Chefs d'Etats et de gouvernements pour leur soutien au processus d'intégration de l'Afrique centrale.

 

docs/news/Septembre_Octobre2009/CEEAC_COMIFAC/President-kabila RDC.jpg

Photo: Congoforum.be

A l'issue des travaux intenses et fructueux, la Conférence s'est réjouit des efforts déployés pour la mobilisation des ressources financières conséquentes. S'agissant des changements climatiques, la conférence s'est félicitée de l'élaboration d'une position commune de l'Afrique centrale, issue du conseil des ministres de la CEEAC-COMIFAC. Selon le communiqué final, la conférence a encouragé les chefs d'Etats et de gouvernements à saisir l'occasion de la conférence de Copenhague pour le plaidoyer en faveur de cette position commune. A 41 jours du sommet international des Nations Unies sur le climat, l'Afrique centrale par sa plus haute institution a mandaté "Le Président en exercice de la CEEAC pour transmettre cette position commune a l'Union Africaine et de s'assurer de son intégration á la position commune du Continent." Par ailleurs, la CEEAC a exprimé sa vive préoccupation face à la menace que constitue la disparition progressive du Lac Tchad, la conférence s'est engagée à "déployer tous les efforts nécessaires en vue d'inverser cette tendance", peut-on lire dans le communiqué lu par le ministre congolais à la Coopération internationale et régionale de la RDC, président en exercice du Conseil des ministres de la sous région, son Excellence Raymond Tshibanda.

 

Les chefs d'Etats y ont aussi analysé les mesures à définir pour la résolution de la question fondamentale, celle du financement adéquat de l'intégration régionale dont la survie et l'avenir de la COMIFAC en dépend en tant qu'institution sous-régionale. Pour expliquer le caractère absolument urgent de ce dossier, son Excellence Raymond Tshibanda avait d'ores et déjà activé la sonnette d'alarme lors de l'ouverture des travaux préparatoires au sommet du 17 Octobre 2009 en ces termes: «Mais, dans la mesure où nous sommes en train de nous organiser, commençons à donner une image de plus grande crédibilité. Nous sentons de la part de nos partenaires une réponse de plus en plus positive qui doit, bien entendue, être soutenue par nos propres contributions». Il a renchéri dans la déclaration finale lue à la clôture des travaux de la réunion ministérielle, en insistant sur la contribution que doit apporter chaque Etat: «Nous sommes conscients, vous et moi, que pour ce faire, nous devons absolument et urgemment résoudre une question fondamentale, celle du financement adéquat ». Conscient du très faible niveau de mise en œuvre de la CCI et ses répercussions négatives sur le processus d'intégration, la conférence a invité les Etats membres qui ne l'ont pas encore fait, a inscrire dans les meilleurs délais, le mécanisme de la CCI dans leurs corpus juridiques nationaux et a instruit leurs Ministres des Finances, du Budget et les Gouverneurs des Banques Centrales/Nationales de tenir dans les plus brefs délais une réunion extraordinaire pour la mise en application de la CCI.

 

La Présidence de la CEEAC a été finalement confié á Son Excellence ldriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad où se tiendra le 15ème sommet ordinaire en 2010.

 

Télécharger:

Le communiqué final

Discours d'ouverture de Son Excellence Joseph KABILA KABANGE, Président de la République Démocratique du Congo et Président en exercice de la CEEAC

Retour

Actualités du PFBC

Actualités

VOX-Des ONG interpellent sur l’exploitation illégale des forêts

Le responsable du programme ressources naturelles et communauté forestière à l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH), Nina Kiyindou Yombo a indiqué le 5 septembre à Brazzaville que les pouvoirs publics devraient recadrer les sociétés agro industrielles pour qu’elles ne versent pas dans l’exploitation illégale des forêts. 

En savoir plus...

Nouabalé-Ndoki National Park °° Bulletin mensuel | Août 2018

En août, en prélude à la célébration de la Journée Mondiale de l'Eléphant, un objectif important a été atteint pour les éléphants du Parc National de Nouabalé-Ndoki et de la République du Congo. Le Congo a en effet adopté son Plan d'Action National pour les Eléphants (NAPE), un grand pas en avant pour la conservation des éléphants.

 

En savoir plus...

Gaboninitiatives : L’Ong Muyissi Environnement s’active en prélude de la Journée internationale de lutte contre les monocultures d’arbres

Ndendé, 18 septembre 2018 (GabonInitiatives) – À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les monocultures d’arbres l’Ong Muyissi Environnement organise du 21 au 22 septembre prochain au regroupement de villages de Ferra, proche de Ndendé, chef-lieu du département de la Dola au sud-Gabon dans la province de la Ngounié, une rencontre des femmes riveraines des plantations d’Olam et SOTRADER.

En savoir plus...

Gaboninitiatives : Le PACJA primé à Nairobi en marge de l’AMCEN

Nairobi, 19 septembre 2018 (GabonInitiatives) – C’est désormais officiel. L’Alliance Panafricaine Pour la Justice Climatique ( PACJA), a reçu ce mercredi à Nairobi, au Kénya, en marge de la Conférence Ministérielle Africaine sur l’environnement (AMCEN), un prix décerné pour son engagement responsable et une meilleure gouvernance climatique en Afrique et dans le reste du monde décerné par l’agence du NEPAD récompensant la contribution exceptionnelle à la gestion de l’environnement et de la gouvernance en Afrique au cours de ces 50 dernières années.

 

En savoir plus...

CIFOR : Rejoignez des experts à Nairobi pour promouvoir la restauration des paysages en Afrique

NAIROBI (1er août 2018) - Trouver des solutions pour relever le défi de la restauration des paysages en Afrique, où près de 50 millions d’hectares de terres sont dégradés chaque année, est un défi complexe nécessitant une réponse internationale innovante et coordonnée, déclare un expert en foresterie qui interviendra lors d’une prochaine conférence à Nairobi.

En savoir plus...

IIED long read: Trouver une approche verte pour la Chine et l’Afrique ?

Les entreprises chinoises se répandent sur le sol africain. Les bûcherons, les mineurs, les agriculteurs et les commerçants chinois, ainsi que les investissements d’infrastructure de plusieurs millions de dollars, sont en train de devenir courants à travers le continent. Certains d'entre eux engloutissent des forêts et des bois. Certains apportent d’énormes avantages aux économies africaines. D’autres font les deux. Tous changent l’Afrique.

En savoir plus...

Politique climatique : Quels sont les moteurs du changement de politique pour la REDD + ? Analyse comparative qualitative de l'interaction entre les facteurs institutionnels et politiques

La réduction des émissions résultant du déboisement et de la dégradation des forêts (REDD+) est devenue un mécanisme prometteur d’atténuation des changements climatiques dans les pays en développement. Afin d’identifier les conditions propices à la réalisation de progrès dans la mise en œuvre d’une REDD+ efficace, efficiente et équitable, le présent document examine les paramètres politiques nationaux dans une analyse comparative dans 13 pays, en mettant l’accent sur le contexte institutionnel et le cadre réel de la scène politique.

En savoir plus...

ScienceDirect : Une allométrie régionale pour les forêts du Bassin du Congo basée sur le plus grand échantillonnage destructif de tous les temps

L’estimation et la surveillance de l’énorme quantité de carbone contenu dans les forêts tropicales, et plus particulièrement dans la biomasse aérienne (BA) des arbres, sont nécessaires pour la mise en œuvre réussie des stratégies d'atténuation des changements climatiques. Sa précision dépend de la disponibilité d’équations allométriques fiables pour convertir les données d’inventaire forestier en estimations de BA. Dans cette étude, nous avons testé si les forêts d’Afrique centrale sont vraiment différentes des autres forêts tropicales en ce qui concerne l’allométrie de la biomasse et nous avons examiné les variations régionales de l’allométrie des arbres tropicaux dans les forêts du Bassin du Congo.

En savoir plus...

Archive des actualités du PFBC

2018