"Aujourd'hui, l'Afrique fait partie de la solution"

 

Paris, 16 décembre 2009. Nicolas Sarkozy a enrôlé les 11 pays africains du bassin forestier du Congo dans sa croisade en faveur d'un accord ambitieux à la conférence de Copenhague sur le climat. Le président français a ainsi consolidé l'alliance qu'il s'efforce, avec d'autres dirigeants européens, de constituer entre l'Union européenne, l'Afrique et les pays émergents pour amener la Chine et les Etats-Unis à faire des concessions. Mardi, il avait lancé avec le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi un appel "pour un accord ambitieux" reprenant les principaux objectifs que l'UE et l'Afrique voudraient voir inclus dans un accord. Mercredi ont pris part à la reunion autour d'un déjeuner Denis Sassou-Nguesso (Congo), Paul Biya (Cameroun), Idriss Deby (Tchad), François Bozizé (RCA), et Ali Bongo (Gabon). Le Burundi était représenté par son vice-président Yves Sahinguvu, la Guinée Equatoriale par son premier ministre Ignacio Milam Tang, le Rwanda par son ministre de l'Environnement, Stanislas Kamanzi. La RDC et l’Angola ont aussi être représentés par leurs ministres en charges de l’environnement.

docs/news/nov-dec2009/Photo prise le 16 decembre 2009 Gerard CerlesPool .jpg 

 

 

 

 

Photo: De droite vers la gauche- Denis Sassou-Nguesso, Paul Biya, Nicolas Sarkozy, Idriss Deby, François Bozizé (Photo - Gérard CerlesPool)

 

 

 

 

 

 

Pour Nicolas Sarkozy, la façon la plus efficace et la plus économe de diminuer les émissions de carbone, c'est de lutter contre la déforestation. D'où la nécessité de soutenir financièrement les efforts consentis par les régions concernées pour limiter la déforestation. Toute l'idée serait donc, qu'à Copenhague les négociateurs mobilisent des moyens importants pour soutenir cette lutte. « C'est l'intérêt de l'Afrique, mais c'est aussi notre intérêt à nous des Européens. L'Europe et l'Afrique, c'est la même famille », a-t-il lancé. « La chose est claire, nous voulons aider les pays du Bassin du Congo. Il s'agit d'un patrimoine de l'humanité». Le chef de l'Etat Français à annoncé que son pays prendra toute sa place à la COMIFAC. Il a ainsi également promis aux pays du bassin du Congo d'accroître l'aide française pour la gestion durable des forêts du Bassin du Congo ».

 

François Bozizé (RCA), dont le pays exerce la présidence de la COMIFAC, a souligné l'importance de la COMIFAC pour préserver la forêt tropicale et son existence en tant que institution depuis prés de 10 ans comme plateforme sur laquelle «Nous pouvons nous asseoir à Copenhague pour montrer que l'Afrique avance dans la bonne direction ». Ainsi, il s'est étonné de ce que d'autres pays aussi importants que les Etats-Unis ou la Chine traînent la patte. S.E Denis Sassou-Nguesso a quand à lui assuré que les dirigeants africains soutenaient les initiatives du président français et allaient à Copenhague avec la volonté de parler d'une même voix et d'aboutir à un accord. Il a tenue a souligné que jusqu'ici l'Afrique est toujours présentée comme le problème mais rassurant que cette fois l'Afrique est une partie de la solution au changement climatique.

 

En conclusion, la France et le Groupe Afrique se sont mis d'accord sur un texte rédigé en commun et publié avec des objectifs chiffrés sur la réduction de deux degrés de la température globale. Ils proposent la mise en place d'un fonds rapide (dit « fast start ») de 10 milliards de dollars (environ 6,8 milliards d'euros) par an de 2010 à 2012, afin d'aider les pays les plus vulnérables au changement climatique à s'adapter à court terme au réchauffement climatique ; ceci afin de lutter contre le réchauffement climatique sans attendre l'entrée en vigueur du traité international qui succèdera au protocole de Kyoto. L'Europe s'est engagée à fournir 2,4 milliards d'euros sur les 6,8 milliards d'euros du « fast start ». Ce texte précise en outre que 40 % de ces fonds devra être consacré à l'Afrique et 20 % à la mise en œuvre rapide du plan REDD, de lutte contre la déforestation tropicale. Conformément à l'appel lancé par le texte, le montant de l'aide annuelle aux pays en développement devrait être porté à 50 milliards de dollars par an d'ici 2015, puis 100 milliards de dollars (68,5 milliards d'euros) nécessaires par an entre 2013 et 2020. A cet effet, cette aide massive suppose l'instauration de plusieurs «mécanismes innovants », dont par exemple une taxe sur les transactions financières internationales.

 

Nous vous proposons de visualiser l'intégralité de la conférence de presse sur http://www.elysee.fr (voir conférences de presse)

Dans la presse :

Climat: les pays du bassin du Congo prêts à lutter contre la déforestation, si le financement suit (Le Nouvel Observateur)

Sarkozy enrôle les pays du bassin du Congo en vue de Copenhague 

La France et l'Afrique vont proposer un texte commun

La France et l'Afrique publient un texte commun

 

Retour

Actualités du PFBC

Actualités

CAWHFI (Central African World Heritage Forest Initiative) NEWS N°003

Comme vous le lirez ou découvrirez dans cette lettre d’information, l’UNESCO a organisé, en décembre 2018, un atelier pour le lancement de « Patrimonito au Cameroun : le tourisme durable dans la Réserve de Faune du Dja » pour les jeunes et les enfants des écoles dans la localité riveraine du site, dont les détails sont ci-dessous. Ce lancement fut un succès et nous espérons renouveler l’expérience, qui est une première dans la région, dans le courant de l’année…

En savoir plus...

unenvironmen-La Chine accueillera la Journée mondiale de l'environnement 2019 qui aura pour thème la pollution de l'air

Chaque année, environ 7 millions de personnes dans le monde meurent prématurément des causes la pollution atmosphérique, dont environ 4 millions en Asie-Pacifique. La Journée mondiale de l'environnement 2019 exhortera les gouvernements, l'industrie, les communautés et les individus à se réunir pour explorer les possibilités existantes en termes d'énergies renouvelables et de technologies vertes et à améliorer la qualité de l'air dans les villes et les régions du monde.

En savoir plus...

Forêt : En RDC, l’exploitation du bois d’Afrormosia prend des allures inquiétantes

Très prisé dans l’industrie du bois d’œuvre, Afrormosia de son scientifique (Pericopsis elata) attire l’attention des scientifiques au regard de menaces de disparition auxquelles cette espèces est actuellement confrontée en République démocratique du Congo.  Cette espèce qui a déjà disparu dans plusieurs pays du bassin du Congo risque de disparaître également en RDC à cause d’une demande de plus en plus croissante sur le marché national et international.

En savoir plus...

Environews-Forêt : Les scientifiques volent au secours de l’Afrormosia dans la Tshopo

C’est une expérience inédite que les scientifiques du projet FORETS (Formation, Recherche, et Environnement dans la Tshopo) mènent depuis 1 an et demie à Kisangani chef-lieu de la province de la Tshopo. Ils sont motivés par le souci de trouver une solution durable à la disparition de cette espèce qui manifeste de sérieux problèmes de régénération. Ces experts forestiers voient en la disparition de l’Afrormosia (Pericopsis elata), une perte économique énorme pour la République démocratique du Congo dont le secteur de l’exploitation du bois d’œuvre repose notamment sur cette espèce très prisée dans l’industrie, à cause de la très haute qualité de son bois.

En savoir plus...

14e session du Forum des Nations Unies sur les forêts (FNUF-14) : l’Afrique Centrale se prépare

Douala- Cameroun –29 et 30 avril 2019. La réunion sous-régionale préparatoire des pays membres de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) à la 14ème session du Forum des Nations Unies sur les Forêts (FNUF) s’est tenue à l’Hôtel la Falaise Akwa, en vue de formuler une position commune consensuelle sous régionale sur les thématiques inscrites à l’ordre du jour de la session du FNUF prévue du 6 au 10 mai 2018 au siège des Nations Unies à New York.

En savoir plus...

Les Populations Autochtones se mobilisent pour une gestion durable des forêts d’Afrique Centrale

Brazzaville- République du Congo- 23 au 24 avril 2019. Il s’est tenu dans la salle de conférence du Ministère de l’Économie Forestière, l’atelier de lancement du plan opérationnel du cadre stratégique du REPALEAC pour le développement des populations autochtones et communautés locales de la République du Congo.

En savoir plus...

Gestion des aires protégées en Guinée Equatoriale : de nouvelles compétences disponibles

Altos de Nsork, République de Guinée Equatoriale, 15-17 avril 2019- Un atelier de formation pour renforcer les compétences des conservateurs et administrateurs sur la gestion des aires protégées à travers l’utilisation de l’outil d’évaluation de l’efficacité de gestion des aires protégées et d’aide à la décision, dénommé IMET (Integrated Management Effectiveness Tool) a été organisé par le Secrétariat Exécutif de la COMIFAC avec l'appui technique et financier du Centre Commun de Recherche de la Commission Européenne (CCR-CE).

En savoir plus...

République de Guinée Equatoriale: les acteurs du groupe national mieux outillés pour la collecte des données des indicateurs COMIFAC

Malabo, Guinée Equatoriale,10 au 12 Avril 2019 : l’atelier national de formation des acteurs du groupe national et de lancement de la campagne de collecte des données des indicateurs COMIFAC dont les principaux objectifs étaient de renforcer les capacités du groupe national sur le processus harmonisé et l’utilisation des outils de collecte et d’encodage des données des indicateurs COMIFAC d’une part...

En savoir plus...

Archive des actualités du PFBC

2019

Forest Watch Mars 2019