bl-evolution : Finance durable : que retenir du rapport du HLEG ?

 

 

Le groupe d’experts de haut niveau sur le financement durable, le High Level Expert Group (HLEG), a remis mercredi 31 janvier son rapport final sur la finance durable. Ce groupe de 20 experts issus de la société civile, du secteur financier et universitaire, formé par la Commission européenne en décembre 2016, a rendu publique une série de recommandations sur la mise en place d’une stratégie globale de finance durable dans l’Union européenne.

 

Ces propositions seront intégrées dans la réglementation européenne du secteur financier dans l’objectif « d’accélérer le financement d’une économie bas carbone et inclusive » et « de préserver la stabilité du système financier notamment en évaluant le poids de risques comme le changement climatique dans l’économie et la finance », explique Christian Thimann, le président du groupe d’experts de haut niveau (HLEG). Ce document servira de feuille de route pour Bruxelles qui présentera son plan d’action de l’Union des marchés des capitaux (UMC) en mars 2018.

Principales recommandations du HLEG

 

Le secteur financier a un rôle essentiel à jouer dans l’atteinte des objectifs fixés par l’Accord de Paris relatifs au changement climatique et du Programme de développement durable à l’horizon 2030 de l’Union européenne. Avec ce rapport, le HLEG dresse la liste des défis auxquels est confrontée l’UE dans le développement d’une politique de financement durable.

 

Il propose, entre autres, un système de classification, ou «taxonomie», pour clarifier le marché de ce qui est «durable», une clarification des devoirs des investisseurs quand il s’agit de parvenir à un système financier plus durable, d’améliorer la divulgation par les institutions financières et les entreprises de la façon dont la durabilité est prise en compte dans leur prise de décision, un label européen pour les fonds d’investissement verts, d’intégrer la durabilité dans les mandats des autorités européennes de surveillance (AES) et une norme européenne pour les obligations vertes.

 

Le HLEG recommande également de soutenir la croissance des entreprises sociales et le financement de projets sur les questions sociales, de réestimer le capital environnemental et naturel dans les décisions économiques et financières, de réorienter l’agriculture pour qu’elle soit plus durable pour l’économie, l’environnement et la santé publique.

Des recommandations en matière de biodiversité

B&L évolution soutient les propositions du HLEG qui s’inscrivent dans des perspectives de long terme, notamment quand il s’agit d’encourager les mesures en faveur de la biodiversité.

 

Les sociétés humaines dépendent de différentes ressources naturelles qui comprennent des ressources renouvelables et non-renouvelables (eau, terre, air, biodiversité, forêts, sols) procurant de nombreux « services » nommés services écosystémiques. Par leurs activités, les humains exercent une pression sur la biodiversité qui recule au fur et à mesure que l’écosystème se dégrade. La pollution (eau, air…), le gaspillage et la surconsommation sont des exemples de gestion non-durable des ressources naturelles sur lesquels l’économie actuelle s’appuie. Notre empreinte écologique a dépassé les limites planétaires depuis 2 décennies.

 

Pour contrer ces impacts, le HLEG recommande par exemple, de faciliter l’accès aux ressources et d’encourager des investissements en faveur de ces ressources naturelles, d’encourager les infrastructures soutenables en Europe pour inclure les projets en cours qui résolvent les challenges environnementaux, de soutenir le développement et l’usage de méthodes de mesure, de rédaction et de gestion des risques et opportunités en décisions par les institutions financières ou encore explorer comment utiliser les framework pour définir des science based targets générales (SBTi).

 

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Actualités du PFBC

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