Rencontre entre le Sahel et le Nord de l'Afrique Équatoriale : Plein succès de la conférence internationale des Ministres en charge de la Défense, de la sécurité et des aires protégées sur la lutte contre le Braconnage de N’Djamena

 

 

 

La Conférence internationale des Ministres en charge de la Défense, de la sécurité et des aires protégées sur la lutte contre le Braconnage et autres activités criminelles transfrontalières, tenue du 23 au 25 janvier 2019, N'Djaména, Tchad, a été un véritable succès (Success story) : « D'un coup d'essai, un véritable coup de maître !!! » : Rencontre fructueuse entre le Sahel et le Nord de l'Afrique Équatoriale !

 

 

Environ 350 participants mobilisés autour du thème central : « Menaces des groupes armés circulant entre le Sahel, le Soudan et le Nord de l’Afrique Équatoriale pour ses aires naturelles protégées et leurs populations riveraines : Analyse et plan d’actions ». Une douzaine de Ministres et une cinquantaine de Hauts- Responsables des Institutions régionales, des partenaires techniques et financiers adoptent une déclaration dite de « Déclaration de N’Djamena » sur la nécessité d’orienter les dynamiques régionales de transhumance par une meilleure prise en compte des enjeux de sécurité, de gestion de la faune et de dégradation croissante des écosystèmes suite aux changements climatiques... Aussi disponible en téléchargement le communiqué final du huis des Ministres et chefs de délégation aussi bien que le rapport du segment des experts adoptés par les Ministres. 

 

Bien vouloir télécharger :

  • Déclaration de N'Djamena: Sur la nécessité d’orienter les dynamiques régionales de transhumance par une meilleure prise en compte des enjeux de sécurité, de gestion de la faune et de dégradation croissante des écosystèmes suite aux changements climatiques

 

·         Communiqué final du huis des chefs de délégation : Communiqué Final du huis des Ministres

 

·         Rapport du Segment des Experts adopté par les Ministres :  Rapport du segment des experts

 

 

N'Djaména (Tchad), 23-25 Janvier 2019 - S'est tenue à l'hôtel Hilton, la Conférence internationale des Ministres en charge de la défense, de la sécurité et des aires protégées sur la lutte contre le braconnage et autres activités criminelles transfrontalières.  La conférence a été organisée par la Facilitation du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC) assurée par le Royaume de Belgique, en étroite collaboration avec la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) et le Gouvernement de la République du Tchad, sur le thème central : « Menaces des groupes armés circulant entre le Sahel, le Soudan et le Nord de l’Afrique Équatoriale pour ses aires naturelles protégées et leurs populations riveraines : Analyse et plan d’actions ». Elle a bénéficié de l'appui financier de la coopération allemande et de l'Union européenne. 

 

Rationalité

Après le succès de la « Déclaration de Bruxelles », la Conférence internationale des Ministres de N’Djaména a de même confirmé la pertinence de l’ambition et l’orientation de la Facilitation du Royaume de Belgique dans la concentration de ses efforts entre autres dans la promotion d’un leadership politique renforcé et davantage approprié du Partenariat.  Dans ce cas la conférence de N’Djaména est bien comme étant un excellent test réussi de l’approche transfrontalière pertinente sur les questions de grand braconnage, de sécurité et de défense dans et en périphérie des aires protégées. Pour la première fois et de manière effective, la combinaison non seulement de ces approches intersectorielles, mais aussi, et surtout la rencontre entre les hauts responsables de la zone sahélienne et du Nord de l’Afrique équatoriale en souligne l’importance de la conférence de N’Djaména.

 

Qualité des participants

 

La conférence internationale des Ministres a rassemblé environ 350 participants, dont 225 pour le segment des experts. Elle a été rehaussée en cérémonie d’ouverture et de clôture par Son Excellence Monsieur KALZEBE PAYIMI DEBEU, Ministre d’État, Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, représentant son Excellence Monsieur Idriss DEBY ITNO, Président de la République, Chef de l’État, Chef de Gouvernement du Tchad. Ont pris une part active et effective par leur présence aux travaux 11 Ministres en charge de la défense, de la sécurité et des aires protégées ; 1 Sous-Secrétaire D’État ; 8 Gouverneurs ; 4 généraux, un chargé d’Affaires, deux Lamidos des pays concernés à savoir : Cameroun, Niger, RCA, RDC, Soudan, Sud Soudan et Tchad.

 

 

Y ont également pris part des responsables de haut-niveau des Institutions régionales entre autres :  pour la CEDEAO, S.E.M. Général Francis AWAGBE BEHANZIN, Commissaire de la CEDEAO en charge des affaires politiques, paix et sécurité, Dr DIENG Abdourahmane, Chef Régional de la Paix, Sécurité de la CEDEAO ; pour le CILSS,  Dr Djimé ADOUM, Secrétaire Exécutif du CILSS ; pour la CEEAC, S.E.M Ambassadeur Ahmad ALLAMI-MI, Secrétaire Générale  et  M. Saleh SIDJIME,  Directeur de Cabinet de la CEEAC ; pour la CBLT, Monsieur  Mamman Nuhu, Secrétaire exécutif de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) ;  pour GABAC, Monsieur  Gervais MBATE, Secrétaire Permanent du Groupe d'Action de lutte contre le Blanchiment d'argent en Afrique Centrale ;  pour la COMIFAC, Monsieur Raymond NDOMBA NGOYE, le Secrétaire Exécutif  et M. Gervais Ludovic ITSOUA-MADZOUS Adjoint de la COMIFAC ; Dr Ibrahim Linjouom, Secrétaire Permanent  de l’OCFSA.

 

 

À la suite de la cérémonie inaugurale d’ouverture de haut niveau, les participants à la conférence ont suivi tour à tour des déclarations de haut niveau des partenaires techniques et financiers, dans la continuité de leurs engagements en faveur de l’Afrique centrale et de la CEDEAO.

  • Déclaration du Représentant de l’Allemagne, H.E. Rolf Welberts, Ambassadeur
  • Déclaration du Royaume de Belgique, S.E.M Stéphane Doppagne, Ambassadeur de Belgique
  • Déclaration de la France, S.E.M Yann Wehrling, Ambassadeur délégué à l’Environnement
  • Déclaration de l’Union européenne, M. Angel Losada, Représentant Spécial pour le Sahel
  • Déclaration de la Banque Africaine de Développement, M. Ousmane Dore, Directeur Région Afrique centrale
  • Déclaration de Banque Mondiale, M. François Nankobogo, Représentant Résident au Tchad
  • Déclaration de l’UNESCO, Mr Salah Khaled, Directeur du Bureau Régional pour l’Afrique Centrale
  • Déclaration de la FAO, M. Hélder Mutela, Coordinateur Sous Régional pour l’Afrique Centrale de la FAO
  • Déclaration de l’OCFSA, S.E. M. me Rosalie Matondo, Ministre de l'Économie Forestière, République du Congo, Présidente en Exercice de l’OCFSA (Organisation pour la Conservation de la Faune Sauvage en Afrique)
  • Déclaration de CEDEAO, S.E.M. Général Francis AWAGBE BEHANZIN, Commissaire aux Affaires Politiques, Paix et Sécurité, Commission de la CEDEAO

 

 

Par ailleurs, une vingtaine de personnalités, Chefs de délégation des Partenaires techniques et financiers notamment des Ambassadeurs, Hauts Représentants des organisations et pays membres du PFBC à savoir African Parks, Allemagne, BAD, Banque mondiale, Belgique, FAO, France, UE, UK, US, UNESCO, UNDP).  Entre autres le Haut-Commissaire de la Grande-Bretagne en République du Camero, H.E.M. Rowan James Laxton et la Représentante du PNUD, Directrice Pays du PNUD, Mme Carol-Flore Smereczniak.

 

 

Quelques messages issus de la conférence :

 

  • Il y a une véritable conscience collective sur l’étendue, l'ampleur du problème de braconnage et l’urgence d’action. Bien que la transhumance à un impact considérable sur le braconnage, il y a lieu de ne pas le stigmatiser (compte tenu des aspects culturels et sociaux de la transhumance et Pastoralisme).

 

  • Aucun pays à lui seul n’est capable de trouver une solution durable au problème de braconnage. Les actions transfrontalières entre pays sont hautement encouragées.  Les pays ont été encouragés à aller vers des accords bipartites, tripartites en fonction des blocs forestiers. À ce sujet, il y a une première consultation productive entre la RDC et le Sud-Soudan vers un accord transfrontalier pour protéger le parc de la Garamba et celui du Sud Soudan.  De même un rapprochement effectif au niveau traditionnel (présence des Lamidats) entre le Cameroun et le Nigeria au niveau du FARO et le parc nigérian.

 

  • En vue de combattre le braconnage transfrontalier, une meilleure coordination entre les ministères sectoriels défense, sécurité, agriculture et aires protégées dans les pays et entre les pays est indispensable. C’est celle collaboration inter sectoriel qui doterait les aires protégées des ressources nécessaires à sa protection.

 

  • Plus spécifiquement en ce qui concerne l’encadrement de la transhumance, notamment la mise en place et l’opérationnalisation d’un observatoire des mouvements de transhumance transfrontaliers par la définition de couloirs appropriés bénéficiant de balises et de l’infrastructure nécessaire.

 

  • Dans le cadre de la collaboration transfrontalière l’appui des partenaires techniques et financières a été souligné et un appel à ces derniers de renforcer leurs synergies et mutualiser leurs efforts via des programmes existants ou engager conjointement des programmes.

 

  • Enfin, il y a eu des discussions sur le PPP (partenariat public et privé) - Privilégier les modes de gestion qui assurent la sécurisation et la valorisation des aires protégées à travers notamment la mise en place des Partenariats Public-Privé (PPP). Les exemples réussis existants pourraient inspirer les autres pays.

 

 

En marge de la conférence, les bailleurs de fonds ont tenu une consultation bilatérale (huis clos) avec les chefs de délégation des pays concernés par la conférence. Quelques conclusions de cette réunion ont été de : réaffirmer la volonté des bailleurs de proroger et de pérenniser leur soutien financier et technique à destination des pays de la région. Les bailleurs ont encouragé les pays de la région, avec leur collaboration, à envisager des sources/structures innovantes en matière de financement durables de la lutte contre la criminalité environnementale. De même, les bailleurs pourraient envisager une mutualisation des moyens, à la mise en place de formations conjointes dans un cadre transfrontalier. 

 

Bien vouloir télécharger le compte rendu de la consultation entre les partenaires financiers et les chefs de Délégation des Pays concernés par la conférence : Réunion des Partenaires techniques et financiers du PFBC. Compte rendu

 

 

Segment des experts

 

La conférence internationale des Ministres a été précédée par la tenue d’un segment des experts du 23 au 24 janvier 2019 à N’Djamena. Elle a connu la participation de 225 participants. Y ont pris part effective aux travaux des experts : les experts désignés par les Ministres des pays concernés et des trois secteurs concernés : défense, sécurité et aires protégées : environ 94 participants y compris les experts Tchad. Y ont également pris part les experts des institutions régionales à savoir 15 participants et les représentants des organisations de la société civile nationale et régionale : 10 participants.  Par ailleurs, 106 experts des partenaires techniques et financiers ont de même pris part active aux travaux représentant une quarantaine d’organisations et provenant des pays ci-après : Allemagne ; Autriche ; Belgique ; Cameroun ; Canada ; Congo ; Côte d’Ivoire ; Gabon ; France ; Kenya ; Niger ; Nigeria ; Pays-Bas ; RCA ; RDC ; Rwanda ; Soudan ; Sud Soudan, Tchad ; UK.

 

 

Bien vouloir télécharger le rapport des experts disponible ci-dessous :

 

 

Vers la mise en œuvre de la déclaration de N’Djamena

Vers un accord transfrontalier entre la RDC et le Sud Soudan : Renforcement de la coopération transfrontalière...

En marge de la conférence internationale des Ministres, deux gouvernements dont la RDC et le Sud Soudan décident d’engager des négociations pour parvenir un accord transfrontalier. Il a été par ailleurs suggérer à la délégation du Sud Soudan d’être accueilli dans le Parc de la Garamba au mois de Mai 2019.  Un point saillant de cet accord serait par exemple le survol aérien à travers la frontière dans le cadre de la Lutte contre le Braconnage. L’idée est de conclure un accord RDC, Sud Soudan qui s’inspirerait du GVTC ...

 

Prochaine étape...

Décembre prochain a été retenu pour l'organisation d'une conférence au niveau expert pour le suivi de la mise en œuvre de la déclaration de N’Djamena. Cette conférence sera préparée au cours de la prochaine réunion du Conseil directeur du PFBC prévu en juin prochain.

 

Gallérie Photo

Bien vouloir consulter la galerie Photo de la conférence des Ministres de N’Djaména

 

 

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