UN: Le changement climatique pousse l’Afrique vers le point de non-retour

 

 

Katowice, Pologne – Les changements climatiques menacent une décennie de forte croissance économique et de gains sociaux en Afrique, selon un nouveau rapport du PNUD. Le rapport a été lancé en coordination avec l’Initiative d’Adaptation pour l’Afrique dans le cadre des négociations sur les changements climatiques ayant eu lieu cette année en Pologne. Ces négociations ont permis aux dirigeants du monde entier de créer l’élan nécessaire pour atteindre les objectifs énoncés dans l’Accord historique de Paris

 

 

« L'Afrique est à un tournant. Les nations ont connu une croissance économique, politique et sociale impressionnante au cours des dernières décennies. Mais les disparités entre riches et pauvres sont toujours là. La pauvreté, même si réduite, demeure un problème sérieux pour certains pays. Les changements climatiques, les sécheresses, les inondations, les variations des précipitations et les conflits ont le potentiel de faire échouer les mesures prises pour réduire la faim et  atteindre les objectifs énoncés dans l’Accord de Paris et le Programme de développement durable à l'horizon 2030 » , a déclaré Ahunna Eziakonwa, Sous-secrétaire générale et Directrice du Bureau régional du PNUD pour l'Afrique.

 

 

Le rapport examine les études de cas des efforts nationaux d'adaptation au changement climatique appuyés par le PNUD en Afrique au cours des 15 dernières années avec le soutien financier d'organismes donateurs tels que le Fonds pour l'environnement mondial (FEM).

 

 

Alors que les premières initiatives d'adaptation au changement climatique présentent un bon potentiel de viabilité économique, d'amélioration des moyens d'existence et de réduction de la vulnérabilité, la durabilité sur le long terme dépendra des niveaux de pauvreté actuels, du contexte plus vaste des politiques et de la réglementation, de l'accès aux marchés et des services financiers ainsi que la capacité du gouvernement à fournir un soutien technique continu aux communautés.

 

 

« Ne vous y trompez pas, le changement climatique est l'un des plus grands facteurs de risque pour les personnes, l'environnement et la stabilité du continent », a déclaré Ahunna Eziakonwa, directrice du Bureau régional du PNUD pour l'Afrique. « Dans notre économie mondiale, ces risques doivent être résolus avec des investissements climatiques transformateurs qui élargiront et accéléreront les actions pilotes pour créer un impact réel et durable pour les millions de personnes sur le continent dont la vie et les moyens de subsistance sont menacés. »

 

 

Les coûts réels de l’adaptation

Des études récentes indiquent qu’il est probable que les coûts réels de l’adaptation soient considérablement plus élevés que projetés initialement et nécessitent des mécanismes financiers créatifs ainsi qu’un engagement substantiel avec le secteur privé.

 

 

Selon les études de cas du rapport, il y a eu un certain nombre de succès notables dans l'adaptation au changement climatique en Afrique au cours de la dernière décennie, et les programmes d'adaptation récents se sont concentrés sur des initiatives plus vastes et qui font un meilleur usage des partenariats.

 

 

Pour réussir, ces projets devront renforcer la capacité d’adaptation, améliorer la prise de décisions, faciliter l’accès aux marchés, soutenir l’intégration des politiques et renforcer la prise de décisions fondée sur des données probantes.

 

 

De même, une transformation du secteur privé sera nécessaire pour financer les initiatives d’adaptation et protéger les entreprises et divers secteurs économiques contre les effets du changement climatique.

 

 

L’accélération vers Paris

S’appuyant sur les enseignements tirés de plus d’une décennie d’innovation en Afrique, une nouvelle génération d’initiatives d’adaptation au changement climatique est en train d’être lancée avec l'appui du Fonds vert pour le climat (FVC), le principal fonds mondial créé pour soutenir l'Accord de Paris, tout comme les autres fonds verticaux, les banques de développement multilatérales et les donateurs bilatéraux.

 

En savoir plus...

Retour

Actualités du PFBC

Actualités

Le secteur de la pêche du Sénégal et la Guinée-Bissau désormais « Sécurisé »

Le protocole signé lundi à Bissau est la prorogation d’un accord d’avril 2016 prévoyant l’octroi de 300 licences aux pêcheurs artisanaux sénégalais et de 10 licences pour la pêche au thon industrielle, ont indiqué les responsables des deux pays.

En savoir plus...

afrique.lalibre «La gratuité empêche les pays africains de bien se développer»

Deogratias Niyonkuru est l’une des nombreuses personnalités qui dénoncent les effets pervers de l’aide humanitaire, notamment en Afrique. « L’aide humanitaire déconstruit les tissus sociaux, pousse à l’assistanat et, au final, détruit la dignité humaine. C’est ce que nous avons pu constater au Sud Kivu (RDC) et au Burundi. »

En savoir plus...

AICED Rapport-L ’Agroécologie au service de la lutte contre les changements climatiques dans le Parc National des Virunga

L’organisation AICED mène une activité dénommé «  l’Initiative locale à l’Agro-écologie par l’adaptation de l’agriculture familiale au Changement Climatique  pour la gestion du sol  et la protection des écosystèmes  du Parc National des Virunga ». Bien vouloir télécharger son rapport…

En savoir plus...

OSFACO Lettre d'information Janvier 2019

A lire : APPUI CARTOGRAPHIQUE Cameroun Suite à l’atelier de démarrage organisé en juin 2018 à Yaoundé, les opérateurs Camerounais du ST-REDD+ ont réalisé la photo-interprétation des échantillons, qui ont ensuite été utilisés pour l'analyse des changements du couvert forestier dans le sud du Cameroun (zone du Programme de Réduction des Emissions), plus spécifiquement pour l’estimation des données d’activité et leur incertitude….

En savoir plus...

Conférence OSFACO « Des images satellites pour la gestion durable des territoires en Afrique »

L’objectif général de la présente conférence du 11-15 mars 2019 - Hôtel Azalai - Cotonou - Bénin, est d’organiser une rencontre scientifique et technique entre experts, chercheurs, enseignants, acteurs d’ONG ou de bureaux d’études, et services techniques des institutions publiques ayant des intérêts dans l’utilisation des données satellitaires pour la cartographie, le suivi spatial des terres et du couvert forestier ainsi que le développement durable en Afrique Centrale et de l’Ouest.

En savoir plus...

Son Excellence François-Xavier de Donnea, Facilitateur du PFBC vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année 2018 et vous présente ses meilleurs vœux pour l'année 2019 !

J’ai apprécié, au cours de cette année 2018, vos diverses contributions riches et variées qui ont enrichi notre Partenariat commun. Ensemble, nous avons encore avancé avec d’une part l'adhésion de plusieurs nouveaux membres, portant à 113 le nombre des membres du PFBC et d’autres part, nous disposons d’une « Déclaration de Bruxelles » adoptée au cours de la 18e Réunion des Parties du PFBC, laquelle culmine l’ensemble des efforts de la Facilitation du Royaume de Belgique du PFBC à favoriser le dialogue, impulser l’action pour un leadership politique plus fort et plus adéquat du Partenariat...

En savoir plus...

Les forêts d’Afrique centrale peuvent aider à atténuer la crise globale de l’eau qui pointe à l’horizon selon un rapport de plus de 50 scientifiques de 20 pays.

Une crise globale de l’eau pointe à l’horizon. Exacerbée par la croissance démographique mondiale et le changement climatique dans plusieurs endroits du monde, elle s’approche à grands pas. Plus de 50 scientifiques de 20 pays ont contribué à une étude mondiale des liens entre forêts, eau, climat et êtres humains.

En savoir plus...

UN: Le changement climatique pousse l’Afrique vers le point de non-retour

« L'Afrique est à un tournant. Les nations ont connu une croissance économique, politique et sociale impressionnante au cours des dernières décennies. Mais les disparités entre riches et pauvres sont toujours là. La pauvreté, même si réduite, demeure un problème sérieux pour certains pays. Les changements climatiques, les sécheresses, les inondations, les variations des précipitations et les conflits ont le potentiel de faire échouer les mesures prises pour réduire la faim et  atteindre les objectifs énoncés dans l’Accord de Paris et le Programme de développement durable à l'horizon 2030 » , a déclaré Ahunna Eziakonwa

En savoir plus...

Archive des actualités du PFBC