Les autorités traditionnelles de la RDC s’impliquent pour la bonne gouvernance dans la gestion des ressources naturelles.

 

11 chefs traditionnels, influant autour des Aires Protégées (APs) de 4 Provinces de la RDC (Kinshasa, Katanga, Sud-Kivu, Orientale), se sont réunis à Lubumbashi du 22 au 25 Septembre 2013. En effet, ils avaient été conviés par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) à participer au 2ème atelier de réseautage ICCN organisé avec le soutien de la coopération allemande et du programme « biodiversités et forêts » (PBF). Leur présence s’inscrivant dans le processus de révision de la Stratégie de Conservation Communautaire (SCoCo, 2007-2011) afin d’évaluer et de consolider leurs participations dans la conservation des ressources naturelles des espaces coutumiers et classés qui sont sous leurs mandats. Cela en lien avec le bien-être des populations dont ils sont riverains.

 

Ces majestés ont de prime abord, relevé un certain nombre de problèmes qui minent les APs de leurs zones. A ce sujet, les principaux évoqués sont : i). la gestion caporaliste des aires protégées par l’administration en charge et spécifiquement les agents non-immatriculés (dites Nouvelles Unités – NU), qui n’ont aucune reconnaissance ni mandat légaux ; ii). La non matérialisation des  limites externes des aires protégées ; iii). La recrudescence du grand braconnage dans les APs perpétré par de nombreuses couches de la société dont les agents NU de l’ICCN ; iv). Les conflits entre les animaux et les hommes ; et v). Le manque d’infrastructures pour les services sociaux élémentaires. Ainsi, sur la base des problèmes rencontrés, ces derniers ont évoqué leurs visions de la gestion des ressources naturelles en formulant un certains nombres d’attentes dont l’essentiel est formulé en terme de : i). Impliquer les chefs traditionnelles qui sont des auxiliaires de l’état dans la gestion des aires protégées, ce sont les premiers conservateurs et à ce sujet, certains d’entre eux ont été directement formés à l’issu de cet atelier sur les Lois de la conservation de la nature en RDC ; ii). Ils souhaitent aussi bénéficier des appuis techniques, matériels et financiers pour l’efficacité de leurs implications, notamment pour sensibiliser et informer les autorités politico-administratives provinciales et locales, mais aussi participer à la surveillance et à la définition de Plans de Développement Locaux. Ces derniers passent par la structuration de leurs communautés et le zonage des terroirs. Ainsi, à partir de cette vision cadre du développement des entités dont la gestion est traditionnellement représentée par les chefs coutumiers, les divers acteurs de développement, qu’ils soient ONG ou étatique (dont l’ICCN et les APs), ainsi que tous bailleurs (privés, coopérations multi et bilatérales) pourront orienter leurs appuis en fonction des besoins identifiés, planifiés et budgétisés. Au terme de cette rencontre importante et très appréciée de tous,, ces chefs traditionnels  ont voulu encourager leurs populations et les autorités compétences par le bon exemple. Ainsi, ils ont signés un acte d’engagement signifiant leurs implication dans la mise en place des structures participatives de cogestion décrits dans la SCoCo (Comité de Conservation Communautaire et Conseil de Gestion de Conservation Communautaire), qui sont les plateformes reconnues  d’organisation du développement et de la conservation de la naturel des APs et de leurs zones tampons en RDC.

 

Ces recommandations ne sont déjà pas restées lettres mortes, et l’ICCN avec son partenaire PBF, a soutenu une série de restitution-vulgarisation de cet engagement au niveau des populations locales par les chefs traditionnels présents à l’atelier. Ainsi, pour les Provinces du Sud-Kivu (Domaine de Chasse de Lwama-Kivu et Réserve Naturelle d’Itombwe) et pour Kinshasa (Domaine de Chasse de Bombo Lomene) des réunions se sont déjà tenues, et seront multipliées en cette fin d’année avec les autres communautés des sites des Parcs Nationaux de Kahuzi-Biega, des Kundelungu, d’Upemba, et de la Lomami.   

 

Le rapport de cet atelier de réseautage et l’acte d’engagement des chefs traditionnels sont à élécharger ci-dessous

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