Le Projet régional REDD+ évalue le niveau de satisfaction de ses bénéficiaires

 

 

Dans le souci d’évaluer la qualité et la pertinence des services rendus par le Projet Régional de renforcement des capacités Réduction des Emissions issues de la Déforestation et la Dégradation (PREREDD+), l’administrateur dudit projet a commandité une enquête de satisfaction auprès des bénéficiaires, dont les résultats ont été présentés au cours d’un atelier de restitution  tenu le samedi 31 janvier 2015,  à la Falaise de Bonanjo de Douala.  La cérémonie d’ouverture a été présidée par Raymond MBITIKON, Secrétaire Exécutif de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) en présence  du Chargé du Projet à la Banque Mondiale, M. Loïc BRAUNE, des points focaux CCNUCC des pays, du président du comité de pilotage régional de la Conférence des Ecosystèmes des Forêts Denses et Humides d’Afrique Centrale (CEFDHAC) qui sont membres du comité de pilotage du projet, ainsi que les Coordonnateurs nationaux REDD+ des pays concernés par le projet.  

 


L’objectif de cet atelier était de présenter les résultats de l’enquête qui permet de dresser un portrait statistique de la satisfaction actuelle et des attentes des bénéficiaires du projet Régional REDD+ qui est arrivé à mi-parcours. Dans son mot introductif, le Secrétaire Exécutif de la COMIFAC, au nom de l’ensemble du personnel du Secrétariat Exécutif a souhaité les vœux les meilleurs à tous les participants, et a souligné la portée de cet atelier dans le cadre de la mise en œuvre du projet.

 


Il est important de rappeler ici que  le Projet Régional REDD+ vise à « contribuer à la création de nouvelles opportunités pour la conservation et l’utilisation durable des ressources forestières ». Ce Projet est mis en œuvre dans six  pays du Bassin du Congo (Cameroun, Gabon, RDC, Congo, Guinée Equatoriale et République Centrafricaine) depuis 2012 pour une durée de vie de cinq  ans. Il bénéficie d’un financement FEM administré par la Banque Mondiale. La responsabilité globale de suivi et de coordination de la mise en œuvre de ce Projet relève du Secrétariat Exécutif de la COMIFAC, appuyé par une Cellule de Gestion du Projet (CGP) dont le siège est à Yaoundé. Les principaux bénéficiaires du Projet Régional REDD+ sont les pouvoirs publics nationaux des pays du bassin du Congo et d’autres parties intéressées qui pourront en bénéficier de manière directe ou indirecte, notamment le Groupe de Travail Climat (GTC), les décideurs des différents pays (dont les Coordinations nationales REDD+), le Secrétariat Exécutif de la COMIFA renforcé dans son rôle de coordination de la REDD+ dans le bassin du Congo, les institutions nationales responsables des inventaires forestiers et les institutions de recherche nationales impliquées dans la surveillance des forêts, l’information géographique et la comptabilisation du carbone, les réseaux d’associations nationaux et régionaux, placés sous l’égide de la CEFDHAC,  ainsi que les promoteurs d’initiatives pilotes REDD+ au niveau sous-national.

 


Cette étude, selon le Consultant, s’est  déroulée durant trois mois, et a été réalisée dans les six pays concernés (Cameroun, Congo, RDC, Gabon, Guinée Equatoriale, RCA). Les données qui ont servi à cette étude  ont été collectées auprès des acteurs spécifiquement ciblés et concernés par les activités du Projet dans les différents pays. Elles ont fait l’objet d’analyses statistiques et de triangulations avec les données des rapports d’activités produits par le projet de l’année 2012 au premier semestre de l’année 2014.
Dans son exposé, le Consultant a présenté les trois principaux chapitres qui constituent les différentes parties de cette étude à laquelle s’ajoutent la conclusion et les recommandations.

 


Au regard des résultats qui ont été présentés, le projet, dans le cadre de cette enquête révèle que concernant les attentes et aspirations incluses dans le projet, les bénéficiaires sont satisfaits  à hauteur de 4,50% sur 5 en moyenne. En ce qui concerne le niveau de satisfaction par composante, on a pu noter que pour la composante1, relative à l’amélioration des connaissances et la coordination de la PREREDD+ dans le bassin du Congo, le niveau de satisfaction des bénéficiaires est de façon générale satisfaisante. Pour la Composante 2, relative au Renforcement des capacités techniques de mesure et de suivi des stocks de carbone dans les forêts du bassin du Congo, le taux de satisfaction est de 4,07% sur 7. Quant à la composante 3, relative à l’intégration du concept de REDD+ dans les projets de GDF, le taux de satisfaction montre que seulement 4% sur 10 des bénéficiaires pensent que l’appui apporté aux projets PREREDD+ n’est pas très connu.

 


Plusieurs  recommandations ont été faites pour un meilleur rendement du projet au PREREDD, notamment dans les aspects de la vie du Projet tels que la gouvernance, le management, la  communication et la gestion de l’information, les formations, le financement, les procédures et la gestion des groupes vulnérables. Ainsi, parmi ses recommandations, il est retenu entre autres  l’amélioration de la communication dans le système de partage d’information avec l’ensemble des acteurs impliqués ; la facilitation et l’amélioration du système de planification au niveau national par des accompagnements techniques de la coordination régionale et des appuis en formation ; le renforcement de la Coordination et le suivi des activités au niveau national par la mise en place des points focaux nationaux recrutés et payés par le PREREDD+ ;  l’étendue  dans le cadre de l’application de la méthodologie de l’élaboration des équations allométriques  à d’autres écosystèmes de la sous-région pour une meilleure prise en compte de la diversité sous régionale ;  l’amélioration de la considération des groupes vulnérables comme les populations autochtones et les femmes dans les différents axes du Projet, etc.

 


Les participants ont durant la journée, examiné tous les points portant sur les résultats de cette étude. Après échanges, il a été décidé que chaque participant apporte ses commentaires pour pouvoir consolider le document final au plus tard le 8 février 2015.

 

Pour d’amples informations, bien vouloir consulter: ICI

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