L'huile de palme et le soja sont-ils si mauvais pour l’Afrique ?

 

 

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Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée 2018-2030

 

 

La problématique de la déforestation importée amène à questionner la durabilité de notre modèle de consommation actuel et incite à davantage de sobriété pour préserver les ressources naturelles mondiales et plus particulièrement les forêts.

 

 

Outre qu’elles abritent plus de 75 % de la biodiversité mondiale, les forêts contribuent à l’atténuation du changement climatique, et jouent un rôle-clef pour l'adaptation au changement climatique, la protection des sols et l’approvisionnement en eau douce. Les ressources forestières sont un moyen de subsistance plus ou moins important pour 1,6 milliard d’individus et la survie de 60 millions de membres de communautés autochtones en dépend directement.

 

 

Selon la FAO, la superficie forestière mondiale a été réduite de 129 millions d’hectares, soit deux fois la superficie de la France ou près de huit fois la superficie de la forêt française métropolitaine, sur la période 1990-20152. La production agricole et l'élevage constituent la première cause de déforestation à l’échelle mondiale et un tiers de cette production est destiné à l’export, le reste étant consommé localement.

 

 

Dans les pays tropicaux et subtropicaux, l’agriculture commerciale à grande échelle et l’agriculture de subsistance étaient à l’origine d’environ 70 % de la déforestation entre 2000 et 2010 (avec des variations régionales).

 

 

Le principal type de production agricole lié à la déforestation importée, ou intervenant après des phases progressives de dégradation de la forêt, varie selon les régions : l’élevage bovin et la production de soja en Amérique latine, les plantations de palmiers à huile en Asie du Sud-Est, le cacao en Afrique. Les fronts de déforestation pour certaines de ces productions s’étendent désormais à de nouvelles régions, dont le continent africain (Afrique de l’Est pour le soja, Afrique de l’Ouest et Centrale pour l’huile de palme).

 

 

Selon l’étude d’impact de la Commission européenne de 2013, entre 1990 et 2008, on constate qu’au niveau européen, le soja (tourteaux ou graines) représente 60 % des importations de produits à risque, l’huile de palme et de palmiste, 12 %, et le cacao, 8 %. Ces matières premières représentent à elles seules 80 % des importations pouvant générer de la déforestation au niveau des pays producteurs.

 

 

L’étude de 2013 de la Commission européenne relative à l'impact de la consommation européenne sur la déforestation5 montre que les pays européens sont ainsi responsables de plus du tiers de la déforestation liée au commerce international de produits agricoles. Ainsi, même si un nombre croissant de pays émergents, notamment en Asie, se sont imposés ces dernières années comme les principaux importateurs de nombreux produits à risque, l’UE, acteur économique majeur au niveau mondial, porte une responsabilité importante justifiant un engagement exemplaire. Des mesures permettant de réduire l’impact sur la déforestation des consommations de l’Union européenne (UE) et en son sein de la France doivent donc être adoptées rapidement, les actions relatives aux importations devant s’inscrire dans le cadre du marché unique européen.

 

 

La lutte contre la déforestation est l’un des enjeux planétaires de ce siècle, dont dépendra le respect de l’Agenda 2030 et ses objectifs du développement durable, de l’Accord de Paris et des objectifs de la convention sur la diversité Biologique.

 

 

La préservation des forêts est d’autant plus une priorité dans la perspective des futures échéances multilatérales relatives à la protection de la biodiversité, notamment : la 7e Plénière de la Plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) en 2019, le 7e Congrès de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en 2020, tous deux accueillis par la France, ainsi que la 4e session de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement qui se tiendra en 2019 et la COP 15 en 2020.

 

 

Cette thématique est portée à haut niveau dans l’agenda politique international. Il existe en effet aujourd’hui une mobilisation mondiale d’acteurs influents, privés et publics, dans les pays du Sud comme du Nord, qui appellent régulièrement à éliminer la déforestation et à favoriser les produits sans déforestation importée via des initiatives internationales telles que la déclaration de New-York sur les forêts et les déclarations d’Amsterdam. En tant que signataire de la déclaration de New York sur les forêts de 2014 sous l’égide des Nations Unies, la France s’est engagée à mettre un terme à la déforestation à l’horizon 2030. D’autres États se sont aussi saisis de cette problématique de manière unilatérale (engagement du Brésil, de la Colombie, etc.). Enfin, entreprises et investisseurs intègrent de manière croissante cet enjeu dans leurs stratégies et prennent des engagements (résolution du Consumer Goods Forum, Manifeste du Cerrado...).

 

 

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Actualités du PFBC

Actualités

Les forêts jouent un rôle central dans la lutte contre le dérèglement climatique

Cette note de décryptage de Coordination SUD et Fern analyse les nombreuses questions qui doivent être prises en compte pour assurer leur contribution optimale à la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national (CDN) des pays forestiers tropicaux. Il s’agit notamment du respect des droits et préservation des conditions de vie des populations locales et la protection et restauration de la biodiversité ainsi que l’amélioration de la gouvernance forestière. La gestion de ces défis nécessite une participation étroite de la société civile.

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Evaluation besoins de formation dans le domaine de la gestion des ressources naturelles

En collaboration avec Queen’s University au Canada, Forêt Internationale, et Développement Environnemental - IFED est dans le processus de finalisation de son plan de formation professionnelle et de renforcement des capacités 2020 Afrique pour les techniciens, ingénieurs, cadres de l’Administration, étudiants et autres professionnels exerçant dans les domaines de l’environnement et de la gestion des ressources naturelles. C’est afin de mieux prendre en compte vos besoins réels de formation que le présent sondage a été conçu et soumis à votre appréciation.

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Recrutement de l'équipe d'exécution technique du Projet d'Appui au Développement de la Formation continue dans la filière fôret-bois en Afrique Centrale (ADEFAC)

Dans le cadre de la préparation du lancement du Projet d'Appui au Développement de la Formation continue dans la filière foret-bois en Afrique Centrale (ADEFAC), The leading authority on tropical timber (ATIBT) et Réseau des institutions de formations forestière et environnementale d'Afrique centrale (RIFFEAC) recrute les experts pour les postes suivants : Assistant(e) Administratif(ve) et Logistique (AAL); Assistant(e) Technique appui à la gestion de projet Congo (AT CONGO); Assistant(e) Technique Communication et Suivi-Evaluation (AT C-SE); Assistant(e) Technique Principal (ATP); Responsable Projet siège ATIBT. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 30 Janvier 2020.

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Communiqué final des travaux de la Réunion des Experts pour le suivi de la conférence de N’Djamena sur la feuille de route Sahel - Bassin du Congo sur la déclinaison opérationnelle de la Déclaration de N’Djamena.

La Facilitation du Royaume de Belgique du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC) en étroite collaboration avec la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) et le Gouvernement de la République du Cameroun, a organisé du 16 au 17 décembre 2019 à Douala – Cameroun, la  Réunion des Experts pour le suivi de la conférence Internationale sur la sécurité, la lutte anti- braconnage, l’encadrement de la transhumance et la circulation des groupes armés entre le Sahel et l’Afrique équatoriale

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Version finale- Communiqué final ayant sanctionné les assises de la Journée Spéciale du Collège de la Société Civile du 18 décembre 2018

L’an deux mil dix-neuf le 18 Décembre 2019, s’est tenue à l’hôtel RABINGHA de Douala au Cameroun, la journée du Collège de la Société Civile du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC).

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rainforestfoundationuk Newsletter-Tradition et changement : les communautés des forêts protègent leurs terres pour l'avenir

Dans la newsletter de cette semaine, nous nous penchons sur l’organisation interne des forêts communautaires. Alors que leur nombre augmente régulièrement en République Démocratique du Congo (RDC), nous examinons l’exemple d’Ilinga, une communauté qui a franchi une étape significative vers la gestion durable de leur forêt en obtenant l’approbation officielle de leur Plan Simple de Gestion (PSG).

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La Facilitation sortante (Royaume de Belgique) et entrante (Allemagne) du PFBC vous souhaitent d’excellentes fêtes de fin d’année 2019 et présentent ses meilleurs vœux pour l'année 2020 !

Le Ministre d’État François-Xavier de Donnea, Facilitateur sortant du Royaume de Belgique du PFBC et l’Honorable Dr Christian Ruck, Facilitateur de la République Fédérale d’Allemagne du PFBC vous souhaitent d’excellentes fêtes de fin d’année 2019 et vous présentent ses meilleurs vœux pour l'année 2020 !

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