UA-CEAC-CEEAC-FAO: Gouvernance foncière en Afrique Francophone

 

Du 04 au 06 Décembre 2012,  s’est tenu à Yaoundé-Cameroun, un important atelier technique sur le thème la gouvernance des régimes fonciers en Afrique francophone : enjeux et opportunités.

 

Organisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en collaboration avec le Ministère de l’Agriculture et du Développement rural du Cameroun et la Commission Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), cet atelier a connu la participation d’une centaine de participants venus de plusieurs pays d’Afrique francophone (Afrique centrale, Afrique de l’Ouest et l’Océan indien) et de représentants des institutions régionales ou internationales (FAO, UNECA, CEEAC, FIDA) afin d’changer autour d’un outil élaboré par la FAO, pour promouvoir la gouvernance foncière, à savoir : les Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale.

 

Cet atelier dont l’objectif était de faciliter aux participants une compréhension des directives volontaires et d’impulser la réflexion sur l’utilisation de ces Directives dans les pays, a été marqué par trois (03) temps forts.

 

  1. 1.     La cérémonie d’ouverture

Elle a été marquée par deux allocutions de circonstance prononcées par le Représentant résident de la FAO Cameroun et le Ministre de l’Agriculture et du Développement rural.  Ces derniers ont relevé le fait que les Directives volontaires constituent un instrument qui se veut une contribution pour la gouvernance des terres, des pêches et des forêts.et de ce fait l’atelier se présente comme une opportunité donnée aux participants de s’approprier de cet instrument pour une meilleure mise en œuvre dans les différents pays de l’espace de la francophone .

 

  1. 2.     Séance plénière

Il a été question des présentations et des débats en plénière et travaux en groupe

 

Les présentations ont porté sur :

 

  • Les directives volontaires, où jean-Claude Nguinguiri a parlé du contexte, Patrice Talla du contenu et Anni Arial du développement.
  • Les initiatives régionales et nationales relatives aux politiques foncières à travers divers expérience : Sénégal, Cameroun, République Démocratique du Congo et Madagascar, à travers l’expérience « ELGAF ».
  • Les expériences menées ou en cours comme le « REDD+ » par « Land and Policy Initiative ».
  • Les études de cas  préparées et présentées par les Représentants de la République Centrafricaine, de la Côte-d’Ivoire, de la Guinée,
  • Le FIDA le programme de son institution et les activités menées, présenté par son Représentant.

 

Chacune de ces présentations a donné lieu a de vive contribution de la part des participants en plénière et groupe. Ces échanges sont venus enrichir les directives volontaires et conduit à la formulation des recommandations dont les principales sont les suivantes :

 

  • Mise en cohérence de la législation en vigueur dans chaque pays ;
  • Cadre de référence à adapter selon les pays ; opportunités pour des plateformes d’échanges ;
  • Faire des Directives volontaires un outil de renforcement des capacités et d’évaluation de la mise en œuvre de la politique de réforme ; d’harmonisation des programmes ; un guide permettant une meilleure prise de décisions ; une motivation pour une meilleure gouvernance foncière ; un instrument de plaidoyer pour les politiques agricoles ;
  • Les Directives volontaires : occasion de revoir le cadre juridique et la politique foncière ; de procéder à une élaboration ou révision des textes existants sur le genre, les peuples indigènes… ;
  • Réduction des crises, des conflits, notamment ceux résultant des situations informelles;
  • Mettre en place une structure de veille ; création d’un processus endogène de gestion et de pilotage des questions foncières ; informations, sensibilisation, diffusion et vulgarisation par les médias ;
  • Impliquer les universitaires, former les producteurs, parlementaires et les médias.

 

Pour une meilleure implémentation de ces Directives volontaires tant à l’échelle étatique que sous régionale, les participants ont identifié certaines activités prioritaires. A savoir :

 

  • Remise officielle des Directives volontaires par la FAO ;
  • Désignation par chaque Etat d’un point focal et mise en place de commissions au niveau des Etats sur le foncier ;
  • Organisation d’un atelier national de partage des directives (sensibilisation et formation) et de développement des thématiques ;
  • Création par le point focal d’un cadre pour l’évaluation de la gouvernance foncière ;
  • Appui du plaidoyer des acteurs de la société civile ; établissement d’un lien avec les autres réseaux/initiatives (LPI, LGAF) ;
  • Vulgarisation des Directives volontaires et sensibilisation sur les politiques nationales foncières ;
  • Renforcement des capacités par des formations pour une appropriation adéquate des Directives volontaires par toutes les parties prenantes, y compris les populations ;
  • Appui des partenaires techniques et financiers ;
  • Interface entre acteurs (société civile/ONG) et les Etats.
  1. 3.     La cérémonie de clôture

Deux prises de parole ont marqué cette étape finale. Celle du Représentant de la FAO au Cameroun et celle du Secrétaire général du Ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Dans leur intervention, ils ont exprimé leur reconnaissance à tous ceux qui de près ou de loin ont participé à la réussite de cet atelier, notamment la FAO, le CEEAC, le CEA, les institutions, les participants, le rapporteur général et le modérateur. Et ils ont reconnu que cet atelier aura permis aux différents pays représentés d’avoir des bases pour une bonne gouvernance foncière.

 

Pour votre information, veillez consulter les documents ci-dessous en cliquant ici.

 

 

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