UICN-PACO: FIPAC 3 - Le savoir faire traditionnel des populations autochtones et locales d’Afrique centrale célébré : Impfondo 2014 – Les bases d’un avenir prometteur

Comme le disait un sage africain rien de grand dans ce monde ne s’est réalisé sans un rêve. Telle une histoire contée à une communauté au couché du soleil sous un baobab en pleine forêt d’Afrique, le FIPAC, le Forum International sur les Peuples Autochtones et locales d’Afrique Centrale initié par la République du Congo, marque la genèse du  développement d’un outil de communication, de promotion et de marketing des savoir-faire traditionnels aussi bien des populations autochtones que locales. Il constitue un lieu d’échanges sur les progrès réalisés en Afrique centrale sur l’économie des savoir-faire traditionnels au service de l’utilisation des ressources biologiques et non biologiques.

 

L’histoire nous a offert une nouvelle page, du 4 au 7 mars 2014, au village du FIPAC qui, entièrement rénové et modernisé en plein cœur du département de la Likouala au nord du Congo, a accueilli les travaux de sa troisième édition sous le thème : « populations autochtones, savoir-faire traditionnels et économie verte en Afrique centrale » sous l’égide de la CEEAC, le REPALEAC, la COMIFAC, et la république du Congo. Le FIPAC 3 a connu une forte participation des communautés autochtones et locales venues des quatre coins de la sous région. Ont également pris part aux travaux les Ministres des pays membres de la CEEAC en charge de l’environnement et des forêts; les partenaires au développement ; les ONGs ; les délégués des peuples autochtones des différents pays ; les universitaires ; les élus et les plus hautes autorités de trois Etats. Chefs d’Etats. En effet, le Forum a été rehaussé par la présence de trois Chefs d’Afrique,  Denis SASSOU-N’GUESSO du Congo, Idriss DEBY ITNO du Tchad, par ailleurs président en exercice de la CEEAC, et Boni YAYI du Benin président en exercice de l’Union Africaine.

 

Outre le coté festif de l’événement marqué par de nombreuses prestations des groupes de danses traditionnelles et un vaste marché d’exposition des produits des savoir-faire traditionnels. Le FIPAC 3 avait pour objectifs de faire le point des recommandations du FIPAC 2 ; de valider le système de l’économie des savoir-faire traditionnels en Afrique centrale et le programme de l’économie des savoir-faire traditionnels en Afrique centrale et de procéder au transfert de la gestion de l’organisation du FIPAC à la CEEAC.

 

Trois temps fort ont marqué les travaux, à savoir : (i) cérémonie d’ouverture du segment technique présidée par le Ministre Henri DJOMBO de l’Economie Forestière et du Développement Durable du Congo ; (ii) réflexions en groupes qui ont planchés sur plusieurs thématiques, notamment le savoir-faire traditionnel, le cadre juridico-institutionnel et diplomatie, les enjeux traditionnels et entreprises, la recherche, le renforcement des capacités et innovations, le partenariat et finances et enfin les produits forestiers non ligneux ; (iii) la cérémonie de la signature de la convention qui marque l’inauguration et la rétrocession officielle du site du FIPAC à la CEEAC par l’Etat du Congo. C’est par une cérémonie protocolaire que les deux Chefs d’Etat posent leurs signatures au bas du document officiel sous le regard du président de l’Union Africaine Boni YAYI et de nombreux invités. Enfin le segment de haut niveau des Ministres de la CEEAC en charge des questions des forêts et des peuples autochtones présidé à l’ouverture par le président Denis SASSOU-N’GUESSO.

 

 

 

Au terme des travaux, on note l’adoption d’un cadre de travail matérialisé par la validation d’une feuille de route post-FIPAC 3, et surtout d’une déclaration des ministres symbole de l’engagement des pays de la sous région à faire du FIPAC un outil d’intégration et de développement par la mise en place de manière participative des mécanismes juridiques et institutionnels, au développement et à la promotion de l’économie des savoir-faire traditionnels en vue de leur contribution au développement durable et à l’amélioration des conditions de vie des populations autochtones et locales.

 

 La suite de l’histoire reste simplement un défi car le rêve FIPAC devenu réalité, interpelle toutes les communautés autour des nombreuses recommandations formulées. Entre autres défis, on peut citer : l’entretien du site, la recherche des financements, l’amélioration du cadre juridique, le renforcement des capacités, la mise sur pied d’un programme de développement des savoir-faire traditionnels des Populations autochtones etc. En somme un ensemble de mécanismes en vue de garantir au mieux le développement de l’économie verte autour des savoir-faire traditionnels des populations autochtones et locales d’Afrique centrale.

 

Pour en savoir plus sur le contenu de cet article, bien vouloir contacter: 

 

MBENDA Rosette

Assistante technique CEFDHAC

UICN PACO Programme Cameroun

UICN (Union internationale pour la conservation de la nature)
Yaoundé Cameroun

Rosette.MBENDA@iucn.org
www.iucn.org, www.worldparkscongress.org

 

Bien vouloir télécharger:

 

Communiqué final du segment technique du FIPAC 3

Communiqué final du segment de haut niveau du FIPAC 3

(1) du haut vers le bas: © Photo prise par par Parfait BAKABANA de l’UICN

(2) du haut vers le bas: © Photo prise par Jérôme NGUEFACK du PACEBCo

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