Richard Ruggiero, J. Michael Fay et Lee White – Pourquoi les éléphants sont-ils importants ? (National Geographic Society)

 

Richard Ruggiero, J. Michael Fay et Lee White écrivent que le trafic des espèces sauvages fera enfin l’objet d’une attention à l’échelle mondiale longtemps attendue cette semaine lors de l'Assemblée Générale des Nations Unies et de la part de la Clinton Global Initiative et d'autres plateformes importantes. « L’abattage continu des éléphants d'Afrique sera au cœur des débats, au moment où les États africains et leurs partenaires cherchent à trouver un consensus sur la meilleure façon de sauver le plus grand mammifère terrestre de l'extinction. »

 

Il y a des considérations écologiques et morales liées à la survie des espèces, mais au vu du grand nombre de personnes de par le monde qui sont victimes des effets de la guerre et des privations, l’on est en droit de se demander pourquoi nous devons nous préoccuper des éléphants. (Photo à gauche).

 

La raison : Il existe un lien palpable entre le trafic des espèces sauvages et la sécurité humaine. Les pays qui ne valorisent ni ne peuvent protéger leur patrimoine naturel sont généralement moins stables, moins sécurisés et moins soumis aux normes mondiales, avec les risques qui en découlent pour nous tous. La question s’étend au-delà des tensions locales entre les communautés et la faune auxquelles sont confrontés les agriculteurs et les éleveurs du monde entier. De façon croissante, les organisations extrémistes violentes et criminelles opèrent dans des réseaux complexes et multinationaux. Ces réseaux visent agressivement les points faibles du système mondial pour s’enrichir et gagner du pouvoir, soit comme unique but ou à d'autres fins idéologiques. Le trafic illégal à travers les frontières, d'armes, de pierres précieuses, de la drogue, de la faune et des êtres humains--est leur source de richesse et de pouvoir.

 

L’ivoire renforce les réseaux criminels

 

Les réseaux criminels savent ce qui rapporte : l'ivoire est plus rentable que l'héroïne ou les diamants bruts. Un kilogramme d'ivoire peut rapporter jusqu'à 3000 dollars sur les marchés finaux, contre seulement 100 à 300 USD de prix d’achat dans les Etats de l’aire de répartition. Il n'est donc pas surprenant que ces groupes se saisissent de ce qu'ils considèrent comme une source majeure de profits pour massacrer les derniers troupeaux d'éléphants. Les États faibles le sont pour des raisons complexes. Les crimes liés à la faune ne sont pas le seul moteur des conflits. Toutefois ils affaiblissent l'État de droit et peuvent alimenter les conflits. Leur menace pour les Etats se propage comme le cancer. Il suffit d’avoir un fusil pour abattre un éléphant. Lorsque les éléphants sont tués, suivis d'autres animaux sauvages, les hommes qui gagnent leur vie par l’utilisation des armes à feu se tournent vers d'autres activités illicites, menaçant les populations civiles et les autorités gouvernementales qui leur barrent le chemin. En Afrique de l'Est, des économies touristiques pesant plusieurs milliards de dollars, qu’il a fallu des décennies pour construire, sont menacées. Les éléphants de Tanzanie sont en proie au massacre, avec environ 50 pourcent de la population d’éléphants décimés au cours des six dernières années. Comme le président Tanzanien Kikwete l’a dit récemment : « Nous sommes pris d’assaut. » Pour les Etats-Unis et leurs partenaires, ces conflits ne sont plus un problème local.

 

Risques de propagation

 

 

Lorsque les extrémistes déstabilisent les Etats, les risques de sécurité font inévitablement tâche d’huile au-delà de leurs frontières.

 

Il n’est plus question d’anecdotes, il existe des preuves claires qui démontrent que les organisations extrémistes violentes se servent de l’ivoire comme une de leurs nombreuses sources de financement.

Au début de cette année, des défenses d'éléphants ont été retrouvés dans un camp de l'Armée de Résistance du Seigneur à l'Est de la République centrafricaine.

Les Shiftas, le terme usité pour désigner les bandits somaliens responsables de la mort de dizaines de milliers d'éléphants et un nombre incalculable de personnes au Kenya dans les années 70 et 80, continuent de tuer des éléphants dans les parcs nationaux du Kenya et à s’opposer aux autorités de protection de la faune du Kenya (Kenya Wildlife Service) par des échanges de tirs meurtriers.

L’on estime que l'ivoire qui se déplace au nord vers la Somalie est une source de financement pour Al-Shabab, un groupe affilié à Al-Qaïda qui a revendiqué les attaques meurtrières perpétrés samedi dernier dans un centre commercial de Nairobi.

Les réseaux criminels multinationaux savent que les crimes liés à la faune comportent un risque plus faible et plus de bénéfices que d’autres crimes, étant donné que la protection de la faune n'est en général pas considérée comme une question de sécurité nationale et bénéficie de beaucoup moins de ressources que les efforts de lutte contre les stupéfiants ou le terrorisme.

 

Lire plus (1) Arrêter les criminels (2) Un partenariat efficace sous le lien suivant : Pourquoi les éléphants sont-ils importants ?   

 

Provenance des photos  du haut vers le bas : (1) Deux taureaux en joute dans le Dzanga Bai, en République Centrafricaine, 2011. Copyright : R.G. Ruggiero (2) Des défenses saisies en attente de l’enregistrement et la destruction éventuelle à Libreville, Gabon, 2012. Copyright : R.G. Ruggiero (3) Éléphant mâle du Dzanga Bai, République Centrafricaine, 2011. C'est à cet endroit que s’est déclenché une série de tueries plus tôt cette année lorsque des mercenaires soudanais ont attaqué le bai et ont tué 26 éléphants en seulement quelques heures.Copyright : R.G Ruggeiro soushttp://newswatch.nationalgeographic.com/2013/09/25/why-elephants-matter/ 

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Actualités du PFBC

Actualités

ClientEarth : Le nouveau partenaire du PFBC !!!

Bruxelles, le 6 novembre 2018 ; ClientEarth a officiellement rejoint les membres du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC). Pour ce faire, ClientEarth a soumis les documents requis et a accepté de respecter le cadre de coopération des membres du PFBC pour promouvoir la gestion durable des écosystèmes forestiers en Afrique Centrale.

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COMPTE RENDU : Atelier préparatoire de la conférence internationale de N’Djamena sur la lutte contre le braconnage a haut niveau

Dans le cadre de sa feuille de route, la Facilitation du PFBC projette d'organiser en Janvier 2019 sous l'égide du Gouvernement de la République du Tchad, une Conférence Internationale sur le braconnage, la sécurité et la stabilité ainsi que le contrôle de la transhumance armée des groupes pastoralismes entre l'Afrique Équatoriale, le Sahel, les deux Soudans et la RDC. Bien vouloir télécharger le compte rendu de l'atelier préparatoire de Douala Cameroun du 12 au 13 novembre 2018.

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Le Ministre d'État François-Xavier de Donnea, Facilitateur du PFBC reçu par le ministre Rwandais de l’environnement Dr Vincent Biruta

Kigali, 8 et 9 novembre 2018 : Le Ministre d’État François-Xavier de Donnea, Facilitateur du Royaume de Belgique du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC) a été reçu à Kigali au cours d’une mission par le ministre Rwandais de l’Environnement Dr Vincent Biruta par ailleurs président en exercice de la Comifac. 

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CAWHFI NEWS N° 002

Le projet CAWHFI (Central African World Heritage Forest Initiative) est mis en œuvre dans les pays d’Afrique Centrale dans un contexte dominé par un braconnage transfrontalier intensif, notamment celui des éléphants.Les activités du projet se concentrent sur la protection de la biodiversité et contribuent à réduire l’impact du braconnage dans les sites de mise en œuvre. A travers la lutte anti-braconnage qui suit une approche concertée et efficace, impliquant le renforcement des capacités matérielles et humaines, la multiplication des patrouilles, l’utilisation des outils innovants dans la collecte des données et le renforcement du volet judiciaire, la gestion du Dja et du TNS, deux sites fortement soumis aux pressions des braconniers s’améliore.

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Le PFBC mobilisé à N’Djamena pour préparer la conférence internationale ministérielle sur la lutte contre le braconnage et autres activités criminelles transfrontalières

Signature du protocole d’entente concernant l’organisation de la Conférence et ses termes de référence… le Facilitateur du PFBC est reçu par son Excellence Monsieur Idriss Deby, président de la République du Tchad… le Facilitateur du PFBC remet aux diplomates de la sous-région les termes de références de la Conférence… Définition des thèmes de la session des experts des 23/24 janvier 2019 et désignation des chefs de file des 4 thématiques retenues…

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Sciencesetavenir : Le changement climatique pose un risque "extrême" pour deux tiers des villes africaines

Un rapport émanant d'un cabinet de conseil met en garde sur la vulnérabilité économique au changement climatique, qui concerne tout particulièrement les grandes villes africaines...Bangui, capitale et plus grande ville de la République centrafricaine, est l'une des villes les plus vulnérables au changement climatique selon ce rapport.

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Le Ministre d'État François-Xavier de Donnea, Facilitateur du PFBC reçu en audience par le Président Idriss Deby ITNO

N’Djamena, le 23 octobre 2018Le Ministre d'État François-Xavier de Donnea, Facilitateur du Royaume de Belgique du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC), le Secrétaire Exécutif de la COMIFAC M. Ndomba Ngoye Raymond et le Co-Facilitateur Maxime Nzita ont été reçus par son Excellence Monsieur Idriss Deby ITNO, Président de la République du Tchad.  

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UEREDD Facility-Insights sur les chaînes d'approvisionnement en produits présentant des risques pour la forêt

Le mécanisme UEREDD a le plaisir de partager avec vous quelques mises à jour sur l’initiative Transparence pour des économies durables (Trase), qui vise à améliorer la transparence, la clarté et l’accessibilité de l’information sur les chaînes d’approvisionnement en produits de base qui sont à l’origine du déboisement tropical.

 

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Archive des actualités du PFBC

2018

CAWHFI NEWS N° 002
FGF Brazzaville 2018