Une journée des Nations Unis pour la lutte contre le commerce illégal des espèces faunique (Elephants et Rhinocéros)

 

La journée des Nations Unis célébrée le 03 Mars à travers le monde, a été marquée par la place accordée à la lutte contre le commerce illégale de la faune.

 

Du fait que cette journée de célébration coïncide avec date de l'adoption de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) en 1973, la communauté internationale a voulu prendre à bras le corps ce fléaux de commerce illégal des espèces sauvages, qui de nos jours est classé le quatrième plus grand fléau dans le monde après la drogue , la contrefaçon et le trafic d'êtres humains, avec des conséquences sur la paix et la sécurité internationales .

 

Le lancement de l’évènement qui a eu lieu à Nairobi au Kenya, a été une occasion pour les organisateurs de passer en revu les grands actes internationaux visant à faire face au phénomène de braconnage et commerce illicite de la faune. Il s’agit de :

 

  • L’adoption récemment par le Conseil de sécurité des Nations Unies de deux résolutions reconnaissant le lien direct entre l'exploitation illégale des animaux sauvages et les conflits en cours en Afrique centrale ;
  •  L’application en 2012, de la loi d’Assistance pour les forêts, qui se veut un consortium de forêts et des initiatives sur le climat qui vise à lutter contre l'exploitation forestière illégale et le crime forestier organisé. Elle est dirigée par le Programme de la criminalité environnementale d'INTERPOL et le centre de collaboration du PNUE en Norvège (GRID-Arendal ) ;
  • Au cours de la 16e Conférence des Parties à la CITES à Bangkok en Mars 2013, environ 170 pays présents se sont accordés pour un meilleur statut de protection à des centaines d'espèces de bois, les tortues et d'autres espèces végétales et animales ;
  • L’approbation d’une motion par le Parlement Européen en Janvier 2014, avec une résolution concernant la criminalité de la faune et des mesures qui la place au même titre que le trafic de la drogue, ce qui a appelé à la mise en place d'un plan d'action contre le commerce illégal de la faune en zone UE,
  • la prise de décision par le gouvernement des États-Unis en Février 2014, de travailler à protéger les espèces emblématiques comme les éléphants et les rhinocéros à travers l’interdiction d'importer, d’exporter ou de revendre aux États-Unis de l'ivoire d'éléphant. ceci dans le cadre d'une stratégie nationale de lutte contre la traite de la faune.
  • A la conférence de Londres sur le commerce illicite de la faune en Février 2014, 46 pays ont adopté une déclaration contenant une série d'engagements  parmi les quelles la  lutte contre la corruption, l'adoption de la législation des sanctions plus sévères contre les braconniers, et de recruter davantage d'agents de l’administration pour l’application de la loi.

 

Cette rencontre de haut niveau a étalé sur la table des efforts à fournir pour maintenir le cap sur la lutte contre le commerce illicite des espèce sauvage, en tenant compte de la diversité des dynamiques socio -économiques , juridiques et commerciales à travers la gamme de transit et des pays consommateurs. Pour cela, il faut :

 

  • La promotion du renforcement des forces de l’ordre, du renforcement des capacités humaines et financières suffisantes, de la sensibilisation du public et de la lutte contre la corruption, ainsi que de soutenir la législation nationale et de réduire la demande pour les produits de la faune qui sont illégalement surexploités ;
  • le développement économique durable, fondé sur les priorités pour garantir à long terme la durabilité des ressources naturelles ;
  • La mise en œuvre des stratégies et des objectifs de biodiversité à l'échelle nationale et internationale comme les « Objectifs d'Aichi » fixés par la Convention, sur son Plan stratégique 2011-2020 de la biodiversité
  • un soutien financier et politique approprié est nécessaire pour garantir l’efficacité de cette lutte.

 

Par ailleurs, il convient de signaler ici, que cet évènement a été l’occasion de présenter les résultats des études réalisées sur la faune et la flore. Il s’agit de :

 

  • Les éléphants dans la poussière
  • Rhinocéros en voie d'extinction
  • singes volés
  • L'exploitation forestière illégale

 

Ces publications pleines de précieuses informations, font un état des lieux de ces différents espèces animales et végétales, avec des projections sur le devenir sur le long terme.

 

Pour plus d’information sur l’évènement, veillez consulter le site : http://www.unep.org/newscentre/Default.aspx?DocumentID=2764&ArticleID=10729&l=en

Autre informations pertinentes :

 

Vous pouvez consulter sur les liens ci-dessous, des informations sur l’hommage rendu au prof Wangari Maathai décédée en 2011 :

 

www.unep.org/newscentre/multimedia/default.asp?cat=int&ct=vid‎

Retour

Actualités du PFBC

Actualités

CAWHFI (Central African World Heritage Forest Initiative) NEWS N°003

Comme vous le lirez ou découvrirez dans cette lettre d’information, l’UNESCO a organisé, en décembre 2018, un atelier pour le lancement de « Patrimonito au Cameroun : le tourisme durable dans la Réserve de Faune du Dja » pour les jeunes et les enfants des écoles dans la localité riveraine du site, dont les détails sont ci-dessous. Ce lancement fut un succès et nous espérons renouveler l’expérience, qui est une première dans la région, dans le courant de l’année…

En savoir plus...

unenvironmen-La Chine accueillera la Journée mondiale de l'environnement 2019 qui aura pour thème la pollution de l'air

Chaque année, environ 7 millions de personnes dans le monde meurent prématurément des causes la pollution atmosphérique, dont environ 4 millions en Asie-Pacifique. La Journée mondiale de l'environnement 2019 exhortera les gouvernements, l'industrie, les communautés et les individus à se réunir pour explorer les possibilités existantes en termes d'énergies renouvelables et de technologies vertes et à améliorer la qualité de l'air dans les villes et les régions du monde.

En savoir plus...

Forêt : En RDC, l’exploitation du bois d’Afrormosia prend des allures inquiétantes

Très prisé dans l’industrie du bois d’œuvre, Afrormosia de son scientifique (Pericopsis elata) attire l’attention des scientifiques au regard de menaces de disparition auxquelles cette espèces est actuellement confrontée en République démocratique du Congo.  Cette espèce qui a déjà disparu dans plusieurs pays du bassin du Congo risque de disparaître également en RDC à cause d’une demande de plus en plus croissante sur le marché national et international.

En savoir plus...

Environews-Forêt : Les scientifiques volent au secours de l’Afrormosia dans la Tshopo

C’est une expérience inédite que les scientifiques du projet FORETS (Formation, Recherche, et Environnement dans la Tshopo) mènent depuis 1 an et demie à Kisangani chef-lieu de la province de la Tshopo. Ils sont motivés par le souci de trouver une solution durable à la disparition de cette espèce qui manifeste de sérieux problèmes de régénération. Ces experts forestiers voient en la disparition de l’Afrormosia (Pericopsis elata), une perte économique énorme pour la République démocratique du Congo dont le secteur de l’exploitation du bois d’œuvre repose notamment sur cette espèce très prisée dans l’industrie, à cause de la très haute qualité de son bois.

En savoir plus...

14e session du Forum des Nations Unies sur les forêts (FNUF-14) : l’Afrique Centrale se prépare

Douala- Cameroun –29 et 30 avril 2019. La réunion sous-régionale préparatoire des pays membres de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) à la 14ème session du Forum des Nations Unies sur les Forêts (FNUF) s’est tenue à l’Hôtel la Falaise Akwa, en vue de formuler une position commune consensuelle sous régionale sur les thématiques inscrites à l’ordre du jour de la session du FNUF prévue du 6 au 10 mai 2018 au siège des Nations Unies à New York.

En savoir plus...

Les Populations Autochtones se mobilisent pour une gestion durable des forêts d’Afrique Centrale

Brazzaville- République du Congo- 23 au 24 avril 2019. Il s’est tenu dans la salle de conférence du Ministère de l’Économie Forestière, l’atelier de lancement du plan opérationnel du cadre stratégique du REPALEAC pour le développement des populations autochtones et communautés locales de la République du Congo.

En savoir plus...

Gestion des aires protégées en Guinée Equatoriale : de nouvelles compétences disponibles

Altos de Nsork, République de Guinée Equatoriale, 15-17 avril 2019- Un atelier de formation pour renforcer les compétences des conservateurs et administrateurs sur la gestion des aires protégées à travers l’utilisation de l’outil d’évaluation de l’efficacité de gestion des aires protégées et d’aide à la décision, dénommé IMET (Integrated Management Effectiveness Tool) a été organisé par le Secrétariat Exécutif de la COMIFAC avec l'appui technique et financier du Centre Commun de Recherche de la Commission Européenne (CCR-CE).

En savoir plus...

République de Guinée Equatoriale: les acteurs du groupe national mieux outillés pour la collecte des données des indicateurs COMIFAC

Malabo, Guinée Equatoriale,10 au 12 Avril 2019 : l’atelier national de formation des acteurs du groupe national et de lancement de la campagne de collecte des données des indicateurs COMIFAC dont les principaux objectifs étaient de renforcer les capacités du groupe national sur le processus harmonisé et l’utilisation des outils de collecte et d’encodage des données des indicateurs COMIFAC d’une part...

En savoir plus...

Archive des actualités du PFBC

2019

Forest Watch Mars 2019