CAWHFI NEWS N°004

 

 

Édito

 

La phase actuelle du projet CAWHFI (Central African World Heritage Forest Initiative) mise en œuvre par l’UNESCO, grâce au soutien financier de l’Union européenne s’achèvera en mars en 2020. Un des résultats majeurs attendus à son terme est le lancement du processus d’inscription de nouveaux sites de la sous-région sur la Liste du patrimoine mondial.

 



Sur les 1121 Biens inscrits sur cette Liste, l’Afrique Subsaharienne ne compte que 96, soit environ 8,5%. L’Afrique Centrale pourtant réputée pour sa mosaïque forestière, sa biodiversité exceptionnelle qu’abrite ses forêts mais aussi sa riche diversité culturelle qui caractérise ses populations, ne compte que 13 sites dont 6 sont inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Quant aux autres sites, ils font face à de nombreuses pressions telles que la recrudescence du braconnage, l’avancée des fronts agro-industriel, minier et infrastructurel et surtout l’insuffisance des budgets alloués à leur fonctionnement. Ces situations peuvent affecter leur état de conservation. Grace à l’engagement des États parties et au projet CAWHFI, deux sites ont été identifiés à savoir le Parc national d’Odzala Kokoa au Congo et le Parc national d’Ivindo au Gabon, pour figurer sur la Liste du patrimoine mondial. Des études y ont été menées, dans la perspective de mettre en exergue leur valeur universelle exceptionnelle (VUE). Il en ressort que les trois piliers sur lesquels repose la VUE à savoir : les critères, l’intégrité\authenticité et la protection\gestion sont rassemblés dans ces deux sites et que le processus d’élaboration d’une proposition d’inscription peut être amorcé.

 



C’est l’occasion pour moi, de rappeler que le label du patrimoine mondial donne aux États parties d’acquérir une reconnaissance internationale de leurs biens comme étant les plus précieux de la planète. En outre il suscite l’intérêt de la communauté internationale et les efforts conjoints en faveur de la protection de ces biens et aide à mobiliser les financements et les appuis en cas de besoin.

 



Au terme de mon propos, j’émets le vœu que les États parties jouent pleinement leur rôle pour que le processus d’inscription des sites identifiés se fasse dans des délais appréciables, sous une approche participative, multisectorielle et inclusive.

 

Leila MAZIZ
Responsable du projet CAWHFI
Unité de la nature, du tourisme durable
et de la mobilisation (CLT/WHC/NTO)

 

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CAWHFI NEWS N°004
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