CIFOR-Beaucoup de promesses, beaucoup de risques : formaliser le commerce de ressources naturelles

 

 

 

BOGOR, Indonésie : Il faut être prudent dans la démarche de formalisation du commerce de ressources naturelles (bois, rotin, chicle, noix de cajou) dans les pays en développement, suggère une nouvelle étude consacrée aux lois sur les ressources naturelles à travers le monde.

 

Bien que la plupart du commerce de ressources naturelles soit régi par des lois nationales et internationales, une large variété de règles, pratiques et coutumes informelles persistent.

 

Ces secteurs informels sont souvent très organisés et prospères, mais ils peuvent aussi mener à utiliser les terres et les ressources de manière non durable et à renforcer la pauvreté que de nombreux gouvernements et institutions cherchent à réguler. « On retrouve de tels systèmes dans toutes les zones de forêt tropicale où nous travaillons », témoigne Louis Putzel, scientifique chevronné du Centre de recherche forestière internationale (CIFOR) et auteur invité d’une édition spéciale sur la formalisation dans la revue Society & Natural Resources.

 

Des règles locales peuvent précéder les lois reconnues par l’état de plusieurs années voir siècles. Beaucoup de systèmes informels sont complexes et variés, et ils constituent souvent la base de la structure sociale des communautés qui les utilisent.

« Là où l’accès et le commerce des ressources n’ont pas du tout été réglementés tout en étant très actifs, il faut comprendre les pratiques existantes et leur fonctionnement – comment les personnes interagissent ensemble, quel type de structure locale gouverne qui, où et prend quoi – avant de mettre des règles en place. »

 

L’édition spéciale de la revue explore des contextes aussi divers que les concessions boisières d’Indonésie, l’industrie de la pêche au Brésil, les systèmes de propriété en Amazonie péruvienne et équatorienne et les mines d’or artisanales au Zimbabwe. Les résultats montrent ce qui peut fonctionner, et où sont les risques.

 

 

PERMIS D’ECHOUER

Des efforts de formalisation sont en cours depuis longtemps, en foresterie et dans la plupart des autres régimes de ressources naturelles.

Bien souvent, l’objectif est de lutter contre le commerce criminel ou non éthique, comme dans le cas des cornes de rhinocéros ou des diamants de la guerre. Dans d’autre cas, il s’agit d’augmenter la contribution du secteur informel à la réduction de la pauvreté, par exemple en fournissant un titre légal aux terres coutumières.

 

NOTE DE L’EDITEUR :

 

Retrouvez l’édition spéciale de la revue la revue Society & Natural Resources ici.

Mais la formalisation est plus délicate que le simple fait de créer et appliquer une nouvelle loi.

« Des règles locales peuvent précéder les lois reconnues par l’état de plusieurs années voir siècles », explique Putzel. « Beaucoup de systèmes informels sont complexes et variés, et ils constituent souvent la base de la structure sociale des communautés qui les utilisent ».

 

Il cite en exemple le commerce aux multiples facettes du bois tropical, qui s’opère souvent traditionnellement dans les zones grises de la loi ou par des systèmes d’accès et de commerce coutumiers, et qui contribue à faire vivre des millions de personnes dans les pays producteurs de bois tropical.

Ce qui inquiète notamment, c’est l’interaction entre les systèmes informels et les efforts plus larges visant à éliminer les ventes illégales de bois, qui concernent de plus en plus le marché international.

 

« Un peu de bois et, dans certains cas, beaucoup de bois, provenant de marchés à petite échelle, arrivent jusqu’au marché international », explique Putzel.

« Par exemple, des Chinois vivant sur le continent s’efforcent d’accéder aux marchés locaux pour exporter le bois à l’international. »

 

Pour d’amples informations, bien vouloir consulter: ICI

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