Les exigences de CARE International au lendemain de la COP 19

 

«Le changement climatique est le défi fondamental de notre époque. Les gouvernements doivent agir d'urgence pour limiter le réchauffement climatique et pour aider leurs citoyens à faire face à ses impacts. Le risque de l'inaction, pour les plus pauvres et pour nous tous, sont trop importants pour être ignorés. C'est littéralement une question de vie ou de mort, sur une échelle sans précédente. L'inaction n'est pas une option. " Ces propos de Robert Glasser, secrétaire général de CARE International, vient remettre sur la table, l’épineux problème sur l’orientation à donner dans la lutte contre le réchauffement climatique et qui nécessite une actions concertées des différents acteurs nationaux et internationaux.

 

La dix-neuvième conférence des Parties (COP19) sur CCNUCC qui a eu lieu à Varsovie-Pologne en Novembre 2013, s’est ténue dans un contexte où les dégât du Typhon Haiyan sur la Philippine est reste indélébile. Cette catastrophe climatique est un exemple palpable que le lourd tribut des catastrophes naturelles sont payés par les pays pauvres. Ce qui est paradoxal car les plus pauvres qui ont le moins contribué aux changements climatiques paient les conséquences au détriment des pays riches qui ont la plus grande responsabilité historique pour la production des émissions  des gaz responsables du changement climatique. Cette situation représente une grave injustice sociale et nécessite une action urgente et concertée.

 

C’est face à cette injustice sociale que Care international passe au peigne fin les pourparlers de la COP 19 qui visait à adopter les solutions à la crise climatique,  en plaçant les besoins et les droits des personnes les plus pauvres du monde au centre des discussion et que les responsables de l'apparition de cette injustice soient tenus pour responsable, tout en interpellant de façon urgente les gouvernements sur leur responsabilité première qui est de préparer leur citoyen à faire face aux impacts du Changement Climatique.

 

CARE International, dans sa présentation, interrogeant les résultats sur l’après COP 19 sous forme d’exigence dans un style de plaidoyer et de lobbying pour que tout nouvel accord mondial sur le climat puisse répondre adéquatement aux besoins des personnes les plus pauvres et les plus vulnérables du monde.

 

Ces exigences portent sur les points suivants :

 

♦ La lutte contre le changement climatique : car le monde est plus près de la limite du réchauffement climatique et peut éviter les conséquences de la catastrophe climatique sur les personnes les plus pauvres de la planète.

 Le new deal climatique : l’existence d’une feuille de route conduisant à un nouvel, juste, ambitieux et contraignant, accord sur le changement climatique d’ici 2015, nécessite que un nouvel accord climatique qui garantirait la limitation du réchauffement climatique en dessous de 2 degrés Celsius, et qui offrirait un soutien adéquat aux pays les plus pauvres et à leurs citoyens à s'adapter au changement climatique et à se développer de manière durable. Ce qui cadre avec la vision de CARE qui milite pour un monde de climat juste où les gens sont capables de sortir de la pauvreté.

 Finance climatique : ici les pays développés ont l'obligation légale de fournir un soutien financier aux pays les plus pauvres qui sont les moins responsables des émissions de gaz à effet de serre, responsables du changement climatique et dont les conséquence sur leur vie est désastreuse.

 Financement de l'adaptation : il ya une obligation morale et juridique clair pour intensifier le soutien financier aux pays en développement afin qu'ils puissent aider les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables à s'adapter aux effets néfastes du changement climatique. En plus, il ya un besoin urgent de réduire et d’atténuer les émissions des gaz au niveau mondiales.

 Le mécanisme pour faire face à la perte et aux dommages résultants des impacts du changement climatique : CARE et d'autres organisations de la société civile, militent fortement pour la création d'un mécanisme international devant remédier aux pertes et dommages, compte tenu de la dure réalité des personnes vivant dans la pauvreté et de l'incapacité des pays développés en particulier de prendre à la hauteur de leurs responsabilités historiques des mesures audacieuses des engagement en matière d'atténuation et le climat finance.

 Egalité de sexe : l'action climatique est équitable entre les sexes et le changement climatique qui aggrave les risques chez les personnes vulnérables  et qui sont déjà marginalisés par la répartition inéquitable des ressources et le déni des droits.

 l'amélioration de la reconnaissance et le soutien des petits exploitants agricoles et leur rôle essentiel dans l'agriculture mondiale et la sécurité alimentaire.

 

Les détails des exigences de CARE sur les résultats la COP19 sur ces points peuvent être consultés dans le document téléchargeable ICI

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2019

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